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« Le plus dur des combats que j’ai mené contre mon ego est lorsque j’ai voulu l’obliger à être sincère. »

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Chère sœur musulmane ! Le voile n’a d’autre fonction que de te préserver et de te protéger des regards empoisonnés venant des cœurs malades et des chiens humains. Il t’est un rempart aux appétits féroces. Tu dois t’y attacher, et ne pas te tourner vers ces revendications pour le moins tendancieuses dont les aspirations sont de combattre le voile en cherchant à le dénigrer. Leurs partisans ne te veulent aucun bien comme le Seigneur le révèle :

"Ceux qui suivent leurs passions voudraient profondément que vous succombiez". (4: 27) 
 

 

 

7 février 1991 4 07 /02 /février /1991 21:56

« Et si vous craignez de n'être pas justes envers les orphelins,...Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d'injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille) » S4 V3


Fatwa de Cheikh al Fawzan : « Il n’est pas permis au musulman de mépriser ce qu’Allah a légiféré et en faire dégoûter les gens car cela est considéré comme une apostasie à la religion musulmane. Allah dit à ce sujet : Traduction relative et rapprochée : « C’est parce qu’ils ont de la répulsion pour ce qu’Allah a fait descendre. Il a donc rendu vaines leurs œuvres. » S47 V9

 

  Parmi les annulations de l'Islam


 Parmi les Conditions de la Polygamie


 Quel est le jugement d'une personne qui méprise la permission de la polygamie ?


 Quelques fatwas sur la polygamie


 Le jugement concernant la polygamie en Islâm


 Conseil de cheikh Al-Albani sur la pratique de la polygamie à notre époque


 Forma PDF Les mérites de la polygamie
(Nécessite Adobe Acrobat Reader ou tout autre lecteur de PDF.)



 L’histoire de la polygamie et son statut légal dans le judaïsme et le christianisme









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Published by Samir Abou Taymyya Al-Djazairy - dans La polygamie en Islam
8 février 1990 4 08 /02 /février /1990 01:44

 

1. Que chaque épouse ait son propre lieu d’habitation



Ibn Qoudama dit dans al Moughni :

« Il n’appartient pas à l’homme de rassembler deux femmes dans un seul lieu d’habitation ( Maskane) sans leur accord (aux femmes) et ceci que le lieu d’habitation ( Maskane) soit petit ou qu’il soit grand. Car cela peut leur porter préjudice quand il y a entre elles de l’hostilité et de la jalousie. Et leur rassemblement sera la cause d’accrochages et de luttes. Et chacune d’entre elles sera au courant de l’affection du mari lorsqu’il ira vers l’autre ou elle le verra.

Mais si elles agréent cette situation, alors ceci est permis (c’est-à-dire le fait de les rassembler dans un seul endroit) ; car c’est un droit qu’elles ont (de réclamer un endroit chacune) et il leur appartient de s’en abstenir en le délaissant. » [16]


Et ibn abi Chayba rapporte d’après ‘Oubad ibn al ‘Iwam, Ghalib qui a dit :

« J’ai demandé à Hassan, ou, on s’est renseigné sur le cas d’un homme qui avait deux femmes dans une maison. Il a dit : « Il détestait le « Wajss », et ceci est le fait que (le mari) soit doux avec l’une d’entre elles et que l’autre regarde ». [17]

Ces paroles sont appuyées par les preuves suivantes :

Effectivement Allah a évoqué qu’il y avait des foyers ( Bouyoute) et non un seul foyer ( Bayt ) Lorsqu’Il dit :

 

وَقَرْنَ فِي بُيُوتِكُنَّ



Traduction relative et approchée : « Et restez dans vos foyers… » S33V33

Et Allah dit :
 

وَاذْكُرْنَ مَا يُتْلَى فِي بُيُوتِكُنَّ مِنْ آيَاتِ اللَّهِ وَالْحِكْمَةِ



Traduction relative et approchée : « Et garder dans vos mémoires ce qui est récité, dans vos foyers… » S33V34

Et Allah dit :



يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَدْخُلُوا بُيُوتَ النَّبِيِّ إِلَّا أَن يُؤْذَنَ لَكُمْ



Traduction relative et approchée : « Ô vous qui croyez ! N’entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu’une invitation ne vous soit faite… » S33V53


Et dans la Sounnah :

D’après ‘Aïcha, le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a demandé lors de la maladie après laquelle il mourut : « Où serai-je demain ? Où serai-je demain ? ». Il voulait que ce soit le jour de ‘Aïcha, alors ses épouses lui ont permis d’être là où il voulait. Il était dans la maison de ‘Aïcha jusqu’à ce qu’il y mourut. ‘Aïcha a dit : « Il est mort le jour où c’était mon tour, dans ma maison. Et Allah l’a fait mourir alors que sa tête était entre ma gorge et ma poitrine et que sa salive se mélangeait avec ma salive »[18].

D’après Anas : « le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- était chez l’une de ses femmes et l’une des Mères des croyants envoya un plat qui contenait de la nourriture. La femme chez qui le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- était, frappa la main du servant et le plat tomba et se fendit. Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- rassembla les morceaux du plat puis il se mit à rassembler la nourriture du plat et la mit dans ce qui restait (du plat). Et il dit : « Votre mère a été jalouse ». Puis il retint le servant jusqu’à ce qu’il lui donne un plat de la femme chez qui il était. Et donc il rendit le plat non cassé à celle dont le plat fut cassé. Et il laissa le plat cassé chez celle qui l’avait cassé. »[19]

Safiya, la femme du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , informa (le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- ) qu’elle allait venir le voir pour le visiter dans sa retraite pieuse des 10 derniers jours de Ramadhan à la mosquée. Et elle parla avec lui pendant une heure puis elle se leva pour repartir. Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- se leva avec elle pour l’accompagner. Jusqu’à ce qu’elle dépasse la porte de la mosquée, au niveau de la porte de Oummou Salama, deux hommes des Ansars passèrent, saluèrent le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et ont accélérèrent leur marche. Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- leur dit : « Rassurez-vous, c’est seulement Safiya bint Houyai ». Et ils dirent : « Gloire à Allah ! Ô Messager d’Allah ». Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- s’avança vers eux et il leur dit : « Certes satan court dans les fils de Adam comme le sang (court dans ses veines), et j’ai eu peur qu’il jette quelque chose dans votre cœur ».[20]

 

 

2. L’équité entre les épouses :



Si le fait d’avoir quatre femmes est un droit accordé à l’homme, il est conditionné par l’équité qu’il doit établir entre elles, car Allah -Le Très Haut- a dit :

 

خِفْتُمْ أَلاَّ تَعْدِلُواْ فَوَاحِدَةً أَوْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُكُمْ ذَلِكَ أَدْنَى أَلاَّ تَعُولُواْ

 

Traduction relative et rapprochée : « Mais si vous craignez de n’être pas juste avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas commettre injustice. » S4 V3

Ibn Khatir dit dans son Tafsir : « Celui qui craint de ne pas être équitable, doit se contenter d’une seule femme, quant aux esclaves (ou captives) le nombre n’est pas limité car l’équité n’est pas une condition, envers celles-ci. »

Cheikh as-Sa’di a dit concernant ce verset : « Il lui est seulement permis ceci [c’est à dire la polygamie] s’il ne craint pas d’être injuste et de ne pas être à la hauteur dans leurs droits, et s’il craint une de ces choses alors qu’il se contente d’une seule ou de ses esclaves car pour les esclaves l’équité n’est pas une obligation (…) Et dans ceci, c’est-à-dire le fait que le serviteur s’expose à une chose qui pourrait le faire tomber dans l’injustice ou l’empêcher d’assurer ses obligations, même si cette chose est permise, et bien il ne convient pas qu’il s’y expose. » [21]

Quand à celui qui penche plus vers l’une que l’autre, alors Allah -Le Très Haut- dit à ce sujet :
 

فَلاَ تَمِيلُواْ كُلَّ الْمَيْلِ فَتَذَرُوهَا كَالْمُعَلَّقَةِ



Traduction relative et rapprochée : « Ne vous penchez pas tout à fait vers l’une d’elle au point de laisser l’autre en suspens » S4 V129


Et il est rapporté que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« Celui qui possède deux femmes, et aura penché vers l’une plus que l’autre,
il viendra le Jour de la résurrection avec une partie de son corps bancale ( qui penche) ».
[22]


Cheikh al ‘Outheïmine affirme que le fait d’être injuste envers ses épouses, fait partie des grands pêchés.[23]

De quelle équité s’agit-il ?



L’équité dont il s’agit est le fait que l’homme soit juste entre ses épouses, dans le partage de ses dépenses comme : la nourriture, les vêtements, et dans le logement, ainsi que tout ce sur quoi il a la possibilité d’être équitable, en somme sur le plan matériel, car comme Allah a dit :
 

وَلَن تَسْتَطِيعُواْ أَن تَعْدِلُواْ بَيْنَ النِّسَاء وَلَوْ حَرَصْتُمْ



Traduction relative et rapprochée : « Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes même si vous en êtes soucieux » S4 V129

Cheikh as-Sa’di a dit concernant ce verset : « Allah informe que les époux ne sont pas capables d’avoir une équité parfaite entre les épouses (…) A vous d’être équitables entre elles dans ce qui concerne les dépenses, les vêtements, le partage des nuits, et autres, contrairement à l’amour et aux relations sexuelles et tout ce qui ressemble à cela. »



3. Le partage du temps chez la femme après le mariage :



Anas -qu’Allah l’agrée- a dit :
« Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- restait chez la vierge sept nuits et si elle ne l’était pas[24], alors trois nuits »[25]

Oummou Salama rapporte :
« Quand l’envoyé d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- l’épousa, et qu’il voulut partir elle l’a retenu par son habit c’est alors qu’il lui dit : « Si tu veux je demeure avec toi autant que tu veux, mais saches que j’en tiendrai compte, car une fille vierge a droit à sept jours et celle qui était déjà mariée à trois jours » [26]

 

 

4. La Sounnah est de rester une journée entière chez chacune de ses épouses :



Anas -qu’Allah l’agrée- a rapporté :
« Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- avait neuf femmes. Quand il voulait partager ses jours entre elles, il ne revenait chez la première qu’après avoir passé le neuvième jour chez la dernière. Elles se réunissaient d’habitude chez celle dont le jour lui était consacré. Un jour se trouvant chez ‘Aïcha, Zeynab entra et lui tendit la main, mais ‘Aïcha protesta et lui rappela : « C’est Zeynab ! », Il retint sa main, et les deux femmes ensuite entrèrent en discussion à tel point que leurs voix s’élevèrent. Ce fut l’heure de la prière, abou Bakr passa par le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et entendant leurs voix, il interpella le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- : « Viens à la prière ô Messager d’Allah et mets leur du sable dans leurs bouches (dans le sens de la réprimande), il sortit et ‘Aïcha dit à la suite de cela : « Le prophète va faire la prière et abou Bakr reviendra ensuite pour me réprimander » Lorsque le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- fit la prière, abou Bakr lui adressa des paroles sévères et lui dit : « Comment peux-tu faire cela ? » [27]



__________________________________________________
[11] Voir Tafsir ibn Kathir
[12] Les Dhahiriya sont ceux qui prennent le texte dans son sens apparent, les traducteurs.
[13] Voir ar-Rawda an-Nâdiya annoté par cheikh al Albani, page190.
[14] Voir Fath al Bari, le livre du mariage vol.10, chap.29, page 173
[15] Rapporté dans Sahih Sounane ibn Majah (n° 1589 ) et at-Tirmidhi (2 / 295/ 1138)
[16] Tome 7, pages 26 et 27
[17] Dans «Al Moçannaf », tome 4, page 388
[18] Hadith authentique rapporté par al Boukhari (n°5217).
[19] Hadith authentique rapporté par al Boukhari (n°5225).
[20] Hadith authentique rapporté par al Boukhari (n° 2035), Mouslim (n°2175), abou Dawoud (n°2470) et ibn Majah (n°1779).
[21] Voir Tafsir as-Sa’di
[22] Hadith rapporté par at-Tirmidhi n°3-4 /115, ibn Majah n° 3/16 et l’Imam Ahmad
[23] Voir sa Rissala intitulée Houqouq.
[24] C’est à dire si elle était veuve ou bien divorcée, la traductrice.
[25] Hadith rapporté par Mouslim
[26] Hadith rapporté par Mouslim
[27] Hadith Sahih rapporté par Mouslim n°46/1462.

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Published by Samir Abou Taymyya Al-Djazairy - dans La polygamie en Islam
8 février 1990 4 08 /02 /février /1990 00:53

Cheikh Al-Albânî



Question : Pourriez-vous nous conseiller en ce qui concerne la pratique de la polygamie, surtout à notre époque ?


Shaykh ‘Ali Hassan
 : Puis-je compléter la question shaykh ? Afin que la réponse soit complète. Concernant ce qu’écrivent de nombreuses personnes pour défendre l’islam et répondre aux ambiguïtés et qui disent que la polygamie n’a été légiférée que pour des raisons précises. Est-il vrai que la polygamie ne peut être pratiquée et n’a été légiférée qu’en présence de ces causes, ou le musulman a-t-il libre choix en cela ?


Réponse
 : Nul doute que le musulman a le choix, mais nous disons constamment en réponse à cette question que nous ne conseillons pas à un homme marié dont l’épouse lui suffit, de prendre une autre épouse. Nous ne conseillons pas cela et ce n’est pas par opposition à la Parole d’Allah : « Épousez les femmes qui vous plaisent, deux, trois ou quatre. », mais seulement après avoir considéré la situation des musulmans aujourd’hui et l’éducation de la société dans laquelle ils vivent et qui ne réjouit personne.

Lorsque le musulman prend une deuxième épouse, premièrement il va trouver face à lui une opposition de ses proches, et plus encore des étrangers. Mais naturellement le musulman n’y prête aucune attention puisqu’il s’accroche à sa religion, et on peut dire de lui : « il est extrémiste (dur, Mutashaddid) ! » Le secours est auprès d’Allah ! Il n’est pas extrémiste mais uniquement attaché à sa religion (Mutamassik), mais on ne le qualifie d’extrémiste qu’en raison du délaissement des gens de leur religion. C’est là un premier problème. Une deuxième difficulté est que le comportement de la deuxième épouse peut, et c’est un euphémisme, ne pas s’accorder avec celui de la première qui ne peut vivre une bonne vie avec sa co-épouse, et c’est là que les problèmes commencent.

Et tout cela découle à la fois d’une mauvaise éducation et d’une mauvaise compréhension religieuse. Et je pense que nous savons tous que de nombreuses radios, qui ont précédé l’existence d’autres radios où s’expriment certains savants attachés à la Loi d’Allah, dénonçaient le mariage à une deuxième épouse et plus. Et comme vous avez pu l’entendre de notre frère, shaykh ‘Ali, ils limitent les Textes clairs montrant la permission d’épouser une deuxième, troisième et quatrième femme aux nécessités impérieuses. Ils interprètent le manque d’équité [dans la Parole d’Allah] « Mais vous ne pourrez être totalement équitables envers elles. » comme étant l’équité dans le partage des biens, alors que ce n’est pas ce qui est visé dans ce verset qui évoque uniquement l’équité du cœur dont vous avons parlé auparavant. Nul doute que ces radios ont fait naître un courant (une atmosphère) non musulman, et ainsi la majorité des musulmans n’acceptent pas la polygamie, bien que le Coran soit clair sur la permission, et lorsque que l’un d’entre eux la pratique, cela déclenche de nombreux débats, des oppositions…

C’est en me basant sur cela, et d’autres éléments encore que je dis : je ne conseille à personne de prendre une deuxième épouse si la première lui suffit. Concernant la polygamie, les gens sont entre l’exagération et la négligence. Les uns abusent dans leur rejet, et les autres abusent dans la permission sans considérer la société musulmane de nos jours. La vérité est ce qu’Allah a dit à une autre occasion « Ceux qui s’en tiennent au juste milieu ».

Un homme peut penser, pour une raison ou une autre, qu’il a besoin d’une autre épouse. Mais qui définit ce besoin ? Est-ce les gens, même s’ils sont proches ou lui-même ? Nul doute que la décision revient à celui qui désire prendre une seconde épouse. C’est pourquoi nous ne sommes pas d’avis d’une permission totale sans prise en considération de l’époque à laquelle nous vivons et qui n’aide pas à prendre une deuxième épouse. De même que nous n’adressons aucun reproche à celui qui prend une deuxième épouse, surtout que nous ne connaissons pas les raisons qui l’ont poussé à cela.

Je conçois deux choses : un homme qui prend une deuxième épouse uniquement pour montrer aux gens que cela est permis contrairement à ce qu’ils pensent et à ce qui se dit sur les stations de radio que nous avons évoquées. Je dis : c’est une bonne intention, mais je ne le conseille pas, pour les raisons évoquées plus tôt. Je crains pour celui qui prend une deuxième épouse uniquement dans ce but et non pour une autre cause que seul Le Connaisseur de l’Invisible connaît, que ne s’applique sur lui la sagesse suivante : « il est comme celui qui construit un palais mais détruit un pays entier. » Ceci car il veut accomplir un mariage légiféré, recommandé, et je suis de ceux qui disent suite à la parole du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « Épousez la femme féconde et affectueuse, car je veux être le Prophète à la communauté a plus nombreuse au Jour de la Résurrection. » que celui qui se marie pour élargir la communauté du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) poursuit un noble objectif, plus encore si on considère d’autres bienfaits que seul lui connaît. Au contraire, je dis qu’il doit être clairvoyant et bien ouvrir ses deux yeux afin de ne pas accomplir un acte surérogatoire et délaisser un acte obligatoire.

Fait partie des règles religieuses : lorsque deux maux se présente devant le musulman, de choisir le moindre, mais ne fait pas partie des règles religieuse de se causer du tort afin d’accomplir et de s’attacher un acte recommandé. Ainsi, il est nécessaire de répéter et affirmer cette chose : il est légiféré d’épouser une deuxième, troisième et quatrième femme, en raison de preuve du Coran, de la Sunna et de la pratique des pieux prédécesseurs, beaucoup d’entre eux avaient plus d’une femme. Mais les époques changent comme nous l’avons dit, et il faut rappeler chaque chose, et les raisons qui les motivent sont ici la perversion de la société (à notre époque)… »


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Published by Samir Abou Taymyya Al-Djazairy - dans La polygamie en Islam
8 février 1990 4 08 /02 /février /1990 00:01

Allâh – Ta’âla - dit dans Son Saint Livre :

« ... Il est permis d’ épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’ être pas justes avec celles-ci alors une seule » [1]

 

Sur la base de ce verset – SHeikh Ibn Sa’dî (rahimahullâh) – dit qu’il y a une permission pour celui qui le souhaite de se marier avec une deuxième, une troisième ou une quatrième femme sans aller au-delà. Mais la condition est d’être juste et équitable avec elles [2] Ce texte autorise la polygamie. Le noble verset l’a autorisée et indiqué que l’homme peut épouser une ou deux ou trois ou quatre femmes en même temps et ne peut pas dépasser quatre épouses. C’est l’explication que l’exégète et les jurisconsultes ont fait des versets et leur avis a fait l’objet d’un consensus unanime des musulmans.

 

La permission en Islâm de la polygamie est basée sur deux conditions :

 

 Premièrement : l’équité prescrite par la parole d’Allâh – Ta’âla - citée plus haut. Ce verset indique que l’équité est une condition pour l’autorisation de la polygamie. Si l’on craint de ne pas être équitable à l’égard des épouses en cas de polygamie, on doit se contenter d’une seule épouse. L’équité requise consiste à assurer le même traitement à ses épouses par rapport aux dépenses, à l’habillement, à la cohabitation et à d’autres affaires matérielles que l’on peut maîtriser. S’agissant de l’équité dans l’amour et les sentiments du coeur, on n’est pas tenu de l’appliquer. On ne la lui demande pas parce qu’il n’en est pas capable. C’est la signification de la parole d’Allâh – Ta’âla : « Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux. » [3].

 

 Deuxièmement : la capacité d’assurer la prise en charge vitale des épouses. Il n’est pas permis d’accorder dans la Législation une chose à une épouse sans l’accorder aux autres [4].


Aussi, celui qui craint d’être injuste comme indiqué dans le verset : « mais, si vous craignez de n’ être pas justes avec celles-ci alors une seule » ne doit pas ajouter d’épouse. Ibn Kathîr (rahimahullâh) a expliqué cela dans son commentaire [5] du verset et appuie le verset à cela : « Vous ne pourrez jamais être équitable entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux. » [6]

 

Les savants de Lajnah ad-Dâ-ima disent que le fait d’être juste et équitable entre les épouses est obligatoire, et cela s’applique sur les vêtements, la nourriture, la cohabitation et autres. Et cela est un fondement et il faut craindre Allâh – Ta’âla – sur cela et être juste avec elle [7]

 



Notes

[1] Coran, 4/3

[2] Kitâb « Tayssir ul-Karîm al-Rahmân fî tafsîr Kallâm al-Manân » du SHeikh Ibn Sa’dî, 1/275

[3] Coran, 4/129

[4] Al-Fiqh al-islâmî wa Adillatuh, 9/6669-6670

[5] Kitâb « Tafsîr al-Qor’ân al-‘Adhîm » de Ibn Kathîr, 2/212

[6] Coran, 4/129

[7] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 19/180

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Published by Samir Abou Taymyya Al-Djazairy - dans La polygamie en Islam
7 février 1990 3 07 /02 /février /1990 22:11

La polygamie n’est pas une pratique limitée à l’islam; la vérité, c’est qu’elle était déjà pratiquée chez les Gens du Livre, c’est-à-dire les juifs et les chrétiens.  Ce n’est que plus tard, dans leur histoire, que leurs hommes religieux se sont mis à la désapprouver et même à l’interdire.  Cependant, lorsque l’on étudie l’histoire de leur religion, on découvre que la polygamie était, à l’origine, considérée comme une pratique acceptable, et même encouragée.

 

 

La polygamie dans le judaïsme

 

La polygamie existait chez les Israélites avant même l’époque de Moïse, qui perpétua cette pratique sans imposer aucune limite quant au nombre de femmes qu’un homme pouvait épouser.  L’encyclopédie juive écrit :

 

« Rien n’indique que la polyandrie ait jamais été pratiquée dans la société juive primitive, mais la polygamie semble y avoir été une institution bien établie, depuis une époque fort reculée jusqu’à une époque relativement moderne. » [1]

 

Une autre pratique commune était le fait de prendre des concubines.[2]   Plus tard, le Talmud de Jérusalem restreignit leur nombre selon la capacité du mari à bien s’occuper de ses épouses.  Certains rabbins, de leur côté, suggérèrent que les hommes ne puissent épouser plus de quatre femmes.  Avec le temps, la polygamie fut interdite dans le judaïsme, par les rabbins et non par Dieu.  On attribue au rabbin Gershom ben Judah l’interdiction de la polygamie au 11e siècle, la rendant illégale pour 1000 ans (période qui prit fin en 1987) aux juifs d’Europe de l’Est (ashkénazes).  Les juifs méditerranéens (sépharades), de leur côté, continuèrent de la pratiquer.[3]   Par conséquent, selon Will Durant, « la polygamie était pratiquée par de riches juifs vivant en terre islamique, mais était rare parmi ceux vivant en terre chrétienne ».[4]  Selon Joseph Ginat, professeur d’anthropologie culturelle et sociale à l’Université de Haïfa, il s’agit d’une pratique courante et de plus en plus répandue parmi les 180 000 Bédouins d’Israël.  Elle est également fréquente parmi les juifs vivant au Yémen, leurs rabbins leur permettant d’épouser jusqu’à quatre femmes.[5]  En Israël actuelle, si une femme est stérile ou souffre de maladie mentale, les rabbins donnent au mari la permission d’épouser une deuxième femme sans divorcer de la première.[6]

 

 

La polygamie dans le christianisme

 

 Jésus, qui ne s’est jamais marié, ne peut être pris comme modèle en matière de mariage.  Selon le père Eugene Hillman, « il n’y a nulle part dans le Nouveau Testament de commandement explicite à l’effet que le mariage ne devrait être que monogame ou que la polygamie serait interdite. » [7]  L’Église romaine a banni la polygamie afin de se conformer à la culture gréco-romaine qui ne prescrivait qu’une seule épouse légale, tout en tolérant le concubinage et la prostitution.[8]

 

 L’empereur romain Valentinien 1er, qui a régné au quatrième siècle, autorisait les chrétiens à épouser deux femmes.  Au huitième siècle, Charlemagne, qui régnait à la fois sur l’Église et l’État, pratiquait lui-même la polygamie, ayant six épouses (ou neuf selon certains).[9]  Selon Joseph Ginat, auteur de l’ouvrage Polygamous Families in Contemporary Society (Les familles polygames dans la société contemporaine), l’Église catholique a désapprouvé la pratique, tout en la permettant, à l’occasion, pour des hommes politiques.[10]

 

 Saint Augustin semble n’avoir vu en cette pratique aucune immoralité ou péché intrinsèque.  Il déclara d’ailleurs que la polygamie n’était pas un crime lorsqu’elle était clairement légale dans un pays.[11]  Dans son ouvrage intitulé Du mariage, il écrit que la polygamie…

 

« … était licite chez les ancêtres.  À savoir si elle est licite aujourd’hui encore, je préfère ne pas me prononcer trop hâtivement.  Car il n’est pas aussi essentiel d’engendrer des enfants, aujourd’hui, que ça l’était à leur époque où, même quand les femmes portaient des enfants, il était permis d’épouser d’autres femmes pour avoir une plus nombreuse descendance, ce qui n’est plus légal, maintenant. »

 

Il refusait de juger les ancêtres, mais ne voulait pas non plus conclure de leurs pratiques que la polygamie était toujours acceptable à son époque.  Ailleurs, il a écrit : « De nos jours, et conformément à la coutume romaine, il n’est plus permis de prendre une deuxième épouse, de façon à avoir plus d’une épouse vivante. »[12]

 

Durant la réforme protestante, Martin Luther a dit : « En ce qui me concerne, je reconnais que si un homme souhaite épouser deux femmes ou plus, je ne peux le lui interdire, car cela ne va pas à l’encontre de l’Écriture. »  Il a par ailleurs conseillé à Philip de Hesse de garder secret son second mariage afin d’éviter un scandale public.[13]   L’un des plus grands poètes de langue anglaise et célèbre puritain anglais John Milton (1608-1674) a écrit : « Je n’ai pas dit « le mariage d’un homme avec une femme » de crainte que cela ne laisse entendre que je jette le blâme sur nos saints ancêtres et piliers de notre foi, Abraham et les autres, qui ont eu plus d’une épouse à la fois, et que je les accuse de péché; et de crainte, aussi, de me voir forcé d’exclure du sanctuaire de Dieu toute la progéniture descendue d’eux, oui, tous les fils d’Israël, pour qui le sanctuaire lui-même a été établi.  Car il est dit, dans le Deutéronome (23:2) : « Celui qui est issu d'une union illicite n'entrera point dans l'assemblée de l'Éternel; même sa dixième génération n'entrera point dans l'assemblée de l'Éternel. »[14]   Le 14 février 1650, le Parlement de Nuremberg a décrété que compte tenu du grand nombre d’hommes qui étaient morts dans la guerre de trente ans, chaque homme aurait désormais le droit d’épouser jusqu’à dix femmes.[15]

 

Les églises africaines ont longtemps reconnu la polygamie.  Elles ont déclaré, lors de la Lambeth Conference, en 1988 : « Il a longtemps été reconnu, dans la Communion anglicane, que dans certaines parties de l’Afrique, la polygamie, comme le mariage, porte réellement en elle les caractéristiques de fidélité et de vertu. »[16]  Mwai Kibaki, le président chrétien du Kenya dont la victoire a été attribuée à « la main de Dieu » par l’Église presbytérienne d’Afrique de l’Est, est lui-même polygame.[17]  Et, depuis qu’elle n’est plus sous la domination des Blancs chrétiens, l’Afrique du Sud post-apartheid a également légalisé la polygamie.[18]

 

Au cours de la première période de son histoire, l’Église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours (mormons) pratiquait la polygamie, aux États-Unis.  Plus tard, pour pouvoir continuer à la pratiquer, des groupes dissidents quittèrent l’Église après que cette dernière l’eût bannie.  De nos jours encore, ces groupes pratiquent la polygamie en Utah, dans d’autres états voisins et dans des colonies éparpillées, et certains individus sans affiliation à une Église organisée la pratiquent également.

 

 Aux États-Unis, la polygamie est illégale, mais elle existe officieusement; le nombre de polygames y est évalué entre 30 000 et 80 000.  La plupart du temps, il s’agit de familles de mormons fondamentalistes ou de groupes chrétiens qui soutiennent que la polygamie est une pratique biblique, honorée de tout temps.[19]

 

Avant de pointer du doigt l’islam et les musulmans lorsqu’il s’agit de polygamie, il serait bon d’acquérir une certaine connaissance du sujet et de son histoire.  Nul ne devrait juger, avec l’esprit étroit de notre monde moderne, des pratiques qui ont de tout temps été considérées comme acceptables.  Chacun devrait étudier le sujet en profondeur afin de comprendre la sagesse divine qui se cache derrière cette pratique.





Note:

 

[1] “Polygamy”, Executive Committee of the Editorial Board and  Julius H. Greenstone. . The Jewish Encyclopedia. (http://www.jewishencyclopedia.com/view.jsp?artid=425&letter=P).

[2] “Pilegesh”, Emil G. Hirsch, Schulim Ochser and the Executive Committee of the Editorial Board. The Jewish Encyclopedia. (http://www.jewishencyclopedia.com/view.jsp?artid=313&letter=P).

[3] “Takkanah.”  Encyclopædia Britannica from Encyclopædia Britannica Premium Service.  (http://www.britannica.com/eb/article-9071020)

Peggy Fletcher Stack, “Globally, Polygamy Is Commonplace,” The Salt Lake Tribune 20 Sep. 1998.

[4] Will Durant, “The Age of Faith: A History of Medieval Civilization -Christian, Islamic, and Judaic - from Constantine to Dante: A.D. 325-1300” (New York: Simon and Schuster, 1950) 380.

[5] Christopher Smith, “Polygamy’s Practice Stirs Debate in Israel,” Salt Lake Tribune Dec. 7, 2001.

[6] Peggy Fletcher Stack, “Globally, Polygamy Is Commonplace,” The Salt Lake Tribune 20 Sep. 1998.

[7] Polygamy Reconsidered, p. 140.

[8] Ibid., p. 17.

[9] Matilda Joslyn Gage, “Woman, Church And State,” p. 398.

[10] Peggy Fletcher Stack, “Globally, Polygamy Is Commonplace,” The Salt Lake Tribune 20 Sep. 1998.

[11] Saint Augustin, lib. ii. cont. Faust, ch. xlvii.

[12] Deferrari, vol. 27: “Saint Augustine - Treatises on Marriage and Other Subjects” (1955), pp. 31, 34, 36, 18.

[13] Matilda Joslyn Gage, “Woman, Church And State,” p. 398-399.

[14] Matilda Joslyn Gage, “Woman, Church And State,” p. 400.

[15] O. Jensen, A Genealogical Handbook of German Research (Rev. Ed., 1980) p. 59.

[16] Robin Gill, “Churchgoing and Christian Ethics” (Cambridge, England: Cambridge University Press, 1999) 249,

[17] Sam Gonza, “Churches Celebrate Kenya’s New President,” Christianity Today 20 fév. 2003.

Marc Lacey, “Polygamy in Kenya an issue after wives of president revealed,” New York Times 19 déc. 2003.

[18] Aurelia Dyanti, “Two wives better than one for some South Africa men,” The Star 16 juillet 2003.

[19] Cheryl Wetzstein, “Traditionalists Fear Same-Sex Unions Legitimize Polygamy,” The Washington Times 13 Déc. 2000.

 

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7 février 1990 3 07 /02 /février /1990 22:03

De l’imam Mouhammad bnou ‘Abdel wahhâb (rahimahoullah)

Développement du traité par son éminence l’honorable savant

‘Abdel ‘Aziz bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî (hafizhahoullah)


Celui qui déteste une chose venue du messager d’Allah est un mécréant, et même s’il la met en application

 

Le messager d’Allah, salla llahou ‘alayhi wa sallam, est venu avec la loi sur la prière, la loi sur la Zakât, la loi sur la polygamie, quiconque déteste une de ces lois islamiques ou autre qu’elles parmi les lois venues avec le messager d’Allah, salla llahou ‘alayhi wa sallam, devient mécréant.

 

C’est pour cela qu’il faut que les femmes comprennent qu’elles ne doivent pas détester la polygamie, car cela est la loi d’Allah et de Son messager. Mais le faite qu’il y ait chez elle une certaine aversion naturelle envers cette chose, qu’elle n’aime pas cela, mais que ce n’est pas le jugement islamique en lui-même qu’elle n’aime pas, alors dans ce cas ce n’est pas grave, cela n’est pas un mal. Ou le fait que certains hommes ne soient pas équitables, alors la femme n’aime pas que son mari soit polygame pour cette raison, il n’y a pas de problème dans cela.

 

Mais par contre, le fait de détester la loi islamique qu’est la polygamie, c’est alors de l’apostasie, qu’Allah nous protège, car elle a détesté la loi avec laquelle est venu le messager d’Allah, salla llahou ‘alayhi wa sallam, et la preuve de cela est la parole d’Allah : (Et quant à ceux qui ont mécru, il y aura un malheur pour eux, et Il rendra leurs œuvres vaines. C'est parce qu'ils ont de la répulsion pour ce qu'Allah a fait descendre. Il a donc annulé leurs œuvres) (Sourate 47 versets 8-9)

 

Quiconque déteste une chose qu’Allah a fait descendre, ou qu’Allah et son messager ont légiféré, alors il est certes un mécréant.

 

Lorsqu’il hait la légalisation de la prière ou de la Zakat ou du jeûne ou du pèlerinage ou de la polygamie ou qu’il déteste cela ou bien hait Allah ou hait Son messager, alors c’est un mécréant, car cela contredit la foi, car l’amour d’Allah et de son messager est impératif.

 

Celui qui n’aime pas Allah et Son messager est un mécréant.

Mais la perfection de la foi est de donner priorité à l’amour d’Allah et l’amour du messager sur toute chose, cela dit le fondement de l’amour lui est impératif.

Donc, celui qui hait une chose venue avec les messagers d’Allah, salla llahou ‘alayhi wa sallam, ou de ce qui est venu d’Allah dans son livre ou déteste cela ou qu’il hait Allah ou hait Son messager, alors c’est un mécréant aposta, car Allah a dit : (C'est parce qu'ils ont de la répulsion pour ce qu'Allah a fait descendre. Il a donc annulé leurs œuvres) (sourate 47 verset 9) Car cette haine contredit totalement la foi, parce que l’amour d’Allah et de son messager est le fondement même de la foi.

 

Or, celui qui hait une chose venue du messager d’Allah ou déteste une chose venue avec le messager d’Allah, cela implique qu’il n’a pas d’amour pour Allah et Son messager, et ceci est mécréance et apostasie. Nous demandons à Allah la paix et la quiétude.



Extrait de : Les annulations de l'Islam
Source : le site du cheikh
www.sh-rajhi.com

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7 février 1990 3 07 /02 /février /1990 22:02

Sheikh Ibn ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Baz
rahimahou Allah



Question :

Certaines femmes ont une préférence pour les coutumes sociales que l’on retrouve particulièrement en Europe et, d’une façon plus générale, en occident ou dans les pays non musulmans. Et elles prétendent donc, que la polygamie (plusieurs épouses légitimes) est une chose totalement interdite alors qu’ici dans notre pays, par exemple, la possibilité d’avoir plusieurs épouses légitimes est tolérée dans notre législation religieuse, quel est donc votre avis juridique à propos de cette accusation que l’on impute injustement à l’Islam ?

 

Réponse :

Toute personne qui méprise la possibilité d’avoir plusieurs épouses légitimes (la polygamie) et qui prétend qu’il est préférable de proscrire la polygamie, alors elle est considéré comme étant une personne mécréante ayant abjuré sa Foi (l’Islam) ! Car, nous demandons à Allah Sa protection, cela est un dénigrement délibéré de la Loi d’Allah et de la haine envers Sa législation islamique qu’Il a prescrite, Allah Soubhanah dit dans ce verset : « C'est parce qu'ils ont de la répulsion pour ce qu'Allah a fait descendre. Il a rendu donc vaines leurs œuvres. » [Sourate Muhammad – V 09]. Celui qui a donc de la répulsion envers ce qu’Allah a fait descendre, alors vaine devient son action.


Aussi, toute personne qui méprise la possibilité d’avoir plusieurs épouses légitimes (la polygamie) et qui pense que la législation d’Allah fait du tort, ou que les Lois d’Allah en cela sont imparfaites ou ne conviennent pas ; ou bien qu’elle suit ce qui se fait dans les pays chrétiens et considère cela comme une préexcellence et une chose préférable, tout ceci, n’est que blasphème envers l'Islam, nous demandons à Allah Sa protection !


Le jugement est le même que pour celui qui dit de l’obligation de la prière, que cela n’est pas vraiment une chose appropriée, qu’il serait préférable que les gens délaissent la prière…ou ce serait préférable de ne pas jeûner ou meilleur de ne pas s’acquitter de l’aumône légale, celui qui dit cela est considéré comme étant un mécréant ! Celui qui dit que ne pas prier ou ne pas jeûner ou bien ne pas s’acquitter de l’aumône légale ou bien encore ne pas accomplir le pèlerinage (à la Mecque) est préférable, alors celui-ci est forcément un blasphémateur ! etc…


Néanmoins, celui qui dit : « il n’y pas de mal à gouverner en l'absence de la Législation d’Allah [Ach-Chari’a], cela est admis », s’il entend par là que la Législation d’Allah est meilleure ; Mais au contraire, si la personne dit que : « ne pas juger d'après ce qu'Allah a fait descendre est autorisé ou alors cela est préférable », tout alors cela n’est qu'abjuration de l'islam, nous demandons à Allah Sa protection !


Le fait que la personne éprouve une quelconque répulsion envers ce qu’Allah a fait descendre et envers ce qu’Il a prescrit de la législation islamique, alors il est considéré comme étant un apostat…


De la même façon, celui qui affectionne et s’accommode des choses qu’Allah a rendu illicites et dit que cela est une bonne chose et lui convient parfaitement, tel que la fornication et l’usurpation, alors il est aussi considéré comme étant un infidèle, nous implorons Allah fin qu’Il nous accorde le salut !

 

Source :

Fatawa Nour ‘ala Ad-Darb - Sheikh Ibn ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Baz - rahimahou Allah.

 

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7 février 1990 3 07 /02 /février /1990 22:01

Cheikh Ibn Bâz & Cheikh Ibn Jibrîn

 


Cet article regroupe huit fatwas qui ont directement trait à la polygamie, les quatre premières ont été émises par cheikh Ibn Bâz et les trois dernières par cheikh Ibn Jibrîn (l'auteur de la fatwa no5 n'a pas été mentionné dans l'original). Elles répondent aux principales questions que les gens posent à ce sujet (son caractère licite, les conditions de son application, la bonne compréhension des versets concernant l'équité, la jalousie de la première épouse, le nombre maximal d'épouses autorisé, la manière de répartir le temps entre les épouses, les droits des épouses, etc.).




Fatwa 1

 

Question : Est-ce que la polygamie est permise en Islam ou plutôt recommandée (masnûn)[1] ?

 

Réponse : La polygamie est recommandée, mais conditionnée par la capacité d’être équitable, conformément à la parole d’Allah :« Et si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelins, alors épousez deux, trois ou quatre femmes parmi celles qui vous plaisent ; mais si vous craignez de ne pas être justes avec celles-ci, alors n'en épousez qu'une seule ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas faire d’injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille) »[2] La polygamie est aussi recommandée par la Sunna, car le Prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui – a épousé neuf femmes, desquelles la communauté musulmane a tiré beaucoup de bénéfices ; mais ce nombre d’épouses est restreint au Prophète seul – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui – et personne d’autre que lui n’a le droit d’en épouser plus de quatre. En outre, il y a dans la polygamie un grand nombre d’intérêts aussi bien pour les hommes que pour les femmes et que pour la communauté musulmane tout entière. Ainsi, la polygamie aide les gens à baisser leurs regards et à se préserver de l’illicite, elle augmente le nombre des musulmans dans le monde et assure la prise en charge par les hommes du plus grand nombre de femmes, les aidant à se préserver du mal, à sauvegarder leur chasteté et à éviter d’aller à la dérive. Quant aux hommes qui ne sont pas capables d’épouser plus d’une femme ou qui craignent de ne pas être équitables envers leurs épouses, ils doivent se suffire d’une seule épouse, conformément à la parole d’Allah – exalté soit-Il : « […] mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors n'en épousez qu'une seule […] ».[3] Qu’Allah vienne en aide à tous les musulmans pour tout ce qui est dans l’intérêt de leur réforme et leur salut dans la vie ici-bas et dans l’au-delà.[4]

 

 

Fatwa 2

 

Question : Certaines personnes disent que la polygamie n’est permise qu’au cas où un tuteur a sous sa responsabilité des orphelins et, par souci d’équité envers ceux-là, il épouse la mère [de l'orphelin] ou l’une des filles [orphelines]. Ils se réfèrent pour cela au verset coranique suivant :« Et si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelins, alors épousez deux, trois ou quatre femmes parmi celles qui vous plaisent ».[5] Nous souhaiterions que Votre Éminence nous montre la vérité en la matière.

 

Réponse : Il s’agit d’une parole erronée. Le sens du verset nous enseigne que s’il y a une orpheline sous la responsabilité de l’un d’entre vous et qu’il craint de ne pas pouvoir lui donner la dot de sa semblable[6], il doit épouser une autre femme, car elles sont nombreuses et Allah ne lui restreint pas Ses bienfaits.

Ce verset indique la légalité de la polygamie jusqu’à quatre épouses, car cela permet de baisser les regards, et est plus propice à la préservation de la vertu, la protection contre l’illicite, l’augmentation de la natalité des musulmans, la sauvegarde de la chasteté d’un grand nombre de femmes et leur prise en charge par les maris. Il n’y a aucun doute que la femme qui n’a que la moitié, le tiers ou le quart d’un homme est en meilleure posture que celle qui n’en a aucun, à condition que l’homme en soit capable et ne craigne pas de ne pas être équitable. Celui qui craint de ne pas être équitable doit se suffire d’une seule. L’action du Prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui – nous confirme ce fait, car il est décédé en étant marié à neuf épouses. Allah – exalté soit-Il – a dit : « Certes, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle »[7] et le Prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui – a clairement expliqué à la communauté qu’il est interdit d’épouser plus de quatre femmes. Ainsi, suivre le modèle du Prophète, c’est appliquer sa parole en n’épousant que quatre femmes au maximum. Quant au fait d’épouser plus de quatre, il s’agit d’un privilège qui concerne uniquement le Prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui.[8]

 

 

Fatwa 3

 

Question : Il y a dans le Saint Coran un noble verset sur la polygamie qui dit :« […] mais si vous craignez de ne pas être justes avec celles-ci, alors n'en épousez qu'une seule […] »[9] et un autre verset qui dit :« Vous ne pourrez être équitables entre vos femmes, même si vous vous y appliquez »[10]. Dans le premier, le Seigneur conditionna la polygamie par l’équité, et dans le second, il est clair que la condition d’équité n’est pas possible ; cela signifie-t-il donc que le premier verset a été annulé par le second et qu’il n’est permis que d’épouser une seule sachant que l’équité est impraticable ?

 

Réponse : Il n’y a aucune contradiction entre les deux versets et aucun verset n’annule l’autre. En fait, l’équité obligatoire est celle dont on est capable, en matière de biens répartis entre les épouses et de pension. Quant à l’équité en amour et dans tout ce qui est relatif à la relation sexuelle, cela n’est pas de l’ordre du possible. C’est le sens de « Vous ne pourrez être équitables entre vos femmes, même si vous vous y appliquez ».[11] C’est ainsi qu’il a été rapporté par Aïcha – qu’Allah l’agrée – que le Messager d’Allah – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui – avait l’habitude de dire, chaque fois qu'il partageait quelque chose entre ses épouses – et il le faisait en toute équité – : « Ô Allah, tel est mon engagement envers Toi dans ce qui est en mon pouvoir, ne me reproche pas ce que Tu peux et que je ne peux pas » et Allah est le Garant du succès.[12]

 

 

Fatwa 4

 

Question : Je suis un homme marié depuis des années, j’ai des enfants et je suis heureux dans ma vie familiale. Mais je sens que j’ai besoin d’une autre épouse, car je veux demeurer dans la rectitude morale. Une seule épouse ne me suffit pas, car j’ai une énergie qui dépasse la disposition d’une seule épouse, d’une part, et je souhaiterais une épouse avec certaines particularités que mon épouse actuelle ne possède pas, d’autre part, et également parce que je ne veux pas tomber dans l’illicite. Mais en même temps, j’éprouve de la difficulté à en épouser une autre en raison de ce que j’ai partagé avec ma femme, que je n'ai jamais vu commettre de fautes graves, et parce qu'elle refuse catégoriquement que j’épouse une seconde femme. Que me conseillez-vous ? Comment conseilleriez-vous mon épouse pour la convaincre ? A-t-elle le droit de m’empêcher de me remarier, sachant que je lui donne tous ses droits et que j’ai les moyens matériels de me remarier ? Je souhaiterais une réponse détaillée, car le sujet concerne beaucoup d’autres gens.

 

Réponse : Si la réalité est telle que vous l’avez mentionnée dans la question, alors il vous est permis d’épouser une seconde, une troisième et une quatrième femme en fonction de vos moyens et de vos besoins pour préserver votre sexe et votre vue, à condition que vous soyez capable d’être équitable conformément à la parole d’Allah – exalté soit-Il – : « Et si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelins, alors épousez deux, trois ou quatre femmes parmi celles qui vous plaisent ; mais si vous craignez de ne pas être justes avec celles-ci, alors n'en épousez qu'une seule […] ».[13]À ce propos, le Prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui – a dit :« Ô jeunes gens, celui qui parmi vous a les moyens de se marier, qu'il le fasse. Cela est plus pur pour le regard et plus chaste pour les parties intimes. Et celui qui n’en a pas les moyens, qu'il jeûne, car il s’agit pour lui d’une protection »[14] (unanimement reconnu authentique).

Aussi y a-t-il dans la polygamie beaucoup d’intérêts tels que l’augmentation de la natalité des musulmans qu’encourage la loi islamique, conformément à la parole du Messager d’Allah – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui)– : « Épousez la féconde et l’affectueuse, car je revendiquerai votre nombre parmi les communautés des autres Prophètes le Jour du Jugement ».[15] Ce qui est demandé à l’épouse, c’est de ne pas s’opposer au remariage de son mari, mais, au contraire, de le permettre. Il incombe alors au mari d’accomplir pleinement ses devoirs à l’égard de ses épouses sans aucune exception et d’observer une parfaite équité entre elles, partant du principe de la coopération à la bienfaisance et à la piété. Allah – exalté soit-Il – a dit :« Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et la piété […] ».[16] À ce propos, le Prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui – a dit : « Allah aide son serviteur tant que celui-ci aide son prochain ».[17] Vous, vous êtes son frère en Allah, et elle est votre sœur en Allah ; et ce qui vous est prescrit, c’est de vous entraider dans l’accomplissement du bien, conformément au hadith unanimement reconnu authentique rapporté par Ibn ‘Umar – qu’Allah l’agrée – que le Prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui – a dit :« Celui qui vient en aide à son frère, Allah viendra à son aide »[18]. Cependant, le consentement de votre femme n’est pas une condition requise à la polygamie, mais il est réclamé pour que votre vie commune se poursuive de la meilleure façon. Qu’Allah améliore la situation de tout le monde et écrive pour vous tous un dénouement heureux.[19]

 

 

Fatwa 5

 

Question : Quel est le jugement pour un homme qui a épousé plus de quatre femmes par nécessité majeure ?

 

Réponse : Il est permis à l’homme d’épouser jusqu’à quatre femmes s’il est sûr qu’il pourra être équitable envers elles et se garder de toute injustice. En revanche, il lui est interdit d’avoir plus de quatre épouses à la fois : « Et si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelins, alors épousez deux, trois ou quatre femmes parmi celles qui vous plaisent ; mais si vous craignez de ne pas être justes avec celles-ci, alors n'en épousez qu'une seule ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas faire d’injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille) »[20]. Allah a donc permis, à qui le veut, d’épouser deux, trois ou quatre femmes s’il ne craint pas d’être injuste, mais Il ne lui a pas permis – exalté soit-Il – d’en avoir plus de quatre. Ainsi, la polygamie n’est permise que dans les limites qu’Allah a explicitées, et Il n’a pas permis d’avoir plus de quatre épouses. Tout ce qui est au-delà de ce que le Seigneur a permis est donc illicite. Quant à la Tradition authentique, c’est d’abord ce qu’ont rapporté Abû Dâwûd et Ibn Mâjah selon Qais Ibn Al-Hârith qui a dit : « J’ai embrassé l’Islam alors que j’étais marié à huit femmes. Je suis allé voir le Messager – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui – pour lui en parler. Il m’a demandé d’en choisir quatre ». Citons également le hadith rapporté par Ahmad, At-Tirmidhî et Ibn Mâjah selon Abdullah ibn ‘Umar qui ditque Ghaylân Al-Thaqafî a embrassé l’Islam alors qu’il avait dix épouses depuis l’époque antéislamique ; elles ont embrassé l’Islam avec lui. Le Prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui – lui ordonna d’en choisir quatre… Ce hadith a également été rapporté par Ibn Habbân et Al-Hâkim qui l’ont authentifié.

Les compagnons, les imams et la plupart des gens de la Tradition authentique (Sunna) sont unanimes, en parole et en action, sur l’interdiction pour l’homme d’épouser plus de quatre femmes, excepté le Messager – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui. Quiconque se détourne de cette prescription et épouse plus de quatre femmes fera défaut au Livre saint d’Allah et à la Tradition authentique du Prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui –, et s’écartera du chemin de l’ensemble des savants de la Tradition.[21]

 

 

Fatwa 6

 

Question : Est-il permis à l’homme bigame de répartir son temps entre ses épouses de façon hebdomadaire, plutôt que quotidienne, de sorte qu’une épouse a droit à une semaine, puis l’autre la semaine suivante, et ainsi de suite ?

 

Réponse : Cela est permis, car le but ultime est d’être équitable et d’observer la même durée en habitant auprès de chacune. Donc si elles acceptent une durée aussi longue, rien ne l’interdit. Ainsi, lorsque le Prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui – a épousé Umm Salamah, il est resté auprès d’elle trois nuits, puis il a dit :« […] si tu le veux, je peux rester sept jours avec toi, mais si je le fais, je dois également le faire pour mes autres épouses », et Allah est Meilleur Connaisseur.[22]

 

 

Fatwa 7

 

Question : Est-ce que le partage équitable est obligatoire pour la femme qui est en menstrues et celle qui est en couches (en postnatalité) ?[23]

 

Réponse : L’avis le plus répandu dans le cadre de notre école jurisprudentielle[24] est l’obligation de partager de façon équitable pour les deux, car toutes deux sont des épouses, mais l'avis authentique, qui correspond [du reste] à ce qui est fait dans la pratique, c’est qu’on observe le partage avec l’épouse qui a les règles, mais pas pour celle en période postnatale, et ce, en vertu de son propre accord et des coutumes. Le plus courant d'ailleurs est que la femme, puisqu’elle est en période postnatale, ne souhaite pas que son mari la compte dans le partage, et ceci est aussi un point de vue défendu dans notre école juridique.

 

 

Fatwa 8

 

Question : Je suis un homme marié avec deux femmes, l’une d’elles est très âgée et ménopausée. Dois-je observer un partage équitable pour elle dans le gîte ? Et si elle renonce volontairement à son droit de partage, suis-je en faute ? Donnez-moi votre réponse, qu’Allah vous rétribue.[25]

 

Réponse : Il n’y a point de doute que le droit de partage revient à l’épouse. Ce droit vise surtout à assurer la convivialité et la conversation, la gentillesse et la compagnie qui ont pour effet d'établir l’affection et l’amour mentionnés dans Sa parole, exalté soit-Il :« […]et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté »[26], et non pas la relation sexuelle uniquement. Mais lorsqu’une femme renonce volontairement à son droit de gîte et permet à son mari de ne pas la rejoindre, c'est son droit et elle y a renoncé, donc à ce moment-là, le mari n’est pas en faute s’il accorde son jour à l'une de ses autres épouses. Il a en effet été établi que Sawdah, la mère des croyants, a fait don de sa nuit à Aïcha ; le Prophète passait donc deux nuits chez Aïcha.[27] Ainsi, si la femme est d'accord pour rester auprès de ses enfants tout en demeurant sous la responsabilité de son mari, et pour renoncer à son droit de partage, le mari peut alors conférer la nuit de cette épouse à une autre de ses épouses, et Allah est Meilleur Connaisseur.

 

 


[1] Dans la tradition authentique du Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui).

[2]Sourate 4 Les femmes (An-Nisâ’), verset 3.

[3]Sourate 4 Les femmes (An-Nisâ’), verset 3.

[4] Ibn Bâz, magazine Al-Balâgh, n°1028, daté du 1.7.1410H (28.1.1990).

[5]Sourate 4 Les femmes (An-Nisâ’), verset 3.

[6]C'est-à-dire la dot qu'elle mériterait s'il devait l'épouser, sous-entendu : la dot qu'une femme semblable à elle mériterait (note du correcteur).

[7] Sourate 33 Les coalisés (Al-Ahzâb), verset 112.

[8] Ibn Bâz, magazine Al-Majallah Al-cArabiyyah, n°83.

[9] Sourate 4 Les femmes (An-Nisâ'), verset 3.

[10] Sourate 4 Les femmes (An-Nisâ'), verset 129.

[11] Ce verset a ainsi pu être traduit de la sorte : « Vous ne pourrez être (parfaitement) équitables entre vos femmes, même si vous vous y appliquez » en y ajoutant l'adverbe (parfaitement) pour rendre compte du sens voulu par le verset (note du correcteur).

[12] Ibn Bâz, Fatâwâ al-mar'ah (Les fatwas de la femme), p. 62

[13] Sourate 4 Les femmes (An-Nisâ’), verset 3.

[14] Muslim, le livre du mariage, n°1400.

[15] Abû Dâwûd, le livre du mariage, n°2050, An-Nasâ’î, le livre du mariage, n°3227.

[16] Sourate 5 La table servie (Al-Mâ'idah), verset 2.

[17] Muslim, le livre du rappel et de l’invocation, n°2699.

[18] Fath Al-Bârî, Kitâb al-madhâlim, n°2441 ; Muslim, le livre de la piété filiale, n°2580.

[19] Ibn Bâz, magazine Al-Majallah Al-Arabiyyah, n°168, août 1991.

[20] Sourate 4 Les femmes (An-Nisâ'), verset 3.

[21] Je n'ai pas trouvé de note de bas de page mentionnant l'auteur de cette fatwa, que ce soit dans la traduction ou dans l'original en arabe (note du correcteur).

[22] Al-lu’lu’ al-makîn min fatâwâ Ibn Jibrîn (La perle cachée extraite des fatwas d’Ibn Jibrîn), cAbdullâh Al-Hûtî, p. 56.

[23]Les fatwas de la femme musulmane, Ibn Jibrîn, rassemblées par Achraf Abdul-Maqsûd, vol. 2, p. 691.

[24] En l'occurrence ici le madhab hanbalite – l'école juridique inspirée par l'imam Ahmad Ibn Hanbal – qui prévaut en arabie saoudite, pays où réside le cheikh Ibn Jibrin (note du correcteur).

[25] Al-lu’lu’ al-makîn min fatâwâ Ibn Jibrîn (La perle cachée extraite des fatwas d’Ibn Jibrîn), cAbdullâh Al-Hûtî, p. 234.

[26] Sourate 30 Les romains (Ar-Rûm), verset 21.

[27] Muslim, hadîth no1463.

 

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Published by Samir Abou Taymyya Al-Djazairy - dans La polygamie en Islam