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« Le plus dur des combats que j’ai mené contre mon ego est lorsque j’ai voulu l’obliger à être sincère. »

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Chère sœur musulmane ! Le voile n’a d’autre fonction que de te préserver et de te protéger des regards empoisonnés venant des cœurs malades et des chiens humains. Il t’est un rempart aux appétits féroces. Tu dois t’y attacher, et ne pas te tourner vers ces revendications pour le moins tendancieuses dont les aspirations sont de combattre le voile en cherchant à le dénigrer. Leurs partisans ne te veulent aucun bien comme le Seigneur le révèle :

"Ceux qui suivent leurs passions voudraient profondément que vous succombiez". (4: 27) 
 

 

 

11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 16:50
L'éducation de l'enfant selon les principes de l'islam - Ibn Abd 

 

marc1.gif Section lecture

 


 



webmaster-348.gif La famille en Islam, entre le passé et le présent

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marc1.gif Section audio


" L'éducation des enfants en islam "

Cette conférence est un ensemble de directives et de conseils sur la manière d'éduquer les enfants en Islam. Auteur Samir Abou Mohammed

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Published by Samir Abou Taymyya Al-Jazairi - dans L'éducation
18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 13:39


Shaykha Umm ‘Abdillah Al-Wadi’iya

 

 

 

L’éducation des enfants est quelque chose de complexe qui demande patience et savoir faire. Certains enfants demandent que l’on agisse avec eux avec douceur, et si l’on fait le contraire, ils s’obstineront. D’autres enfants demandent qu’on soit plus sévère avec eux, mais il ne faut pas que cette sévérité dépasse les limites de ce qui est tolérable. Si on dépasse ces limites, cela conduira l’enfant à s’obstiner et ne pas écouter les ordres de ses parents.

 

Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde une bonne éducation (de nos enfants), et c’est une grande responsabilité qui pèse sur les épaules des parents, Allah dit : « Ö vous les croyants, protégez-vous, ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible sera les hommes et les pierres. ». ‘Abdullah ibn ‘Umar rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Chacun de vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau. L'imam est un berger et il est responsable de son troupeau. L'homme est un berger dans sa famille et il est responsable de son troupeau. La femme est une bergère dans la maison de son époux et elle est responsable de son troupeau. Le serviteur est un berger qui a charge des biens de son maître et il est responsable de son troupeau. Ainsi, chacun d'entre vous est un berger et chacun est responsable de son troupeau. » (Bukhari et Muslim). Les parents doivent nécessairement s’entraider dans l’éducation de leurs enfants. Et si l’un néglige sa responsabilité, il y aura un manque d’un côté, sauf si Allah veut (qu’il en soit autrement).

 

Il faut apprendre aux enfants en fonction de leur niveau et compréhension, par exemple :

 

En bas âge :

 

1_ On répète à l’enfant le nom « Allah », en montrant du doigt le ciel.

 

2_ Si on lui donne quelque chose à manger, comme du pain ou autre chose, on lui donne dans la main droite.

 

3_ Si l’aliment est chaud, il ne faut pas souffler dessus, car le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a interdit de souffler dans le plat. Et si l’enfant voit quelqu’un le faire, il l’imitera tout de suite. De même pour toute chose, en conformité avec la parole du prophète : « Tout enfant né sur la fitra (la saine nature), et ce sont ses parents qui en font un juif, un chrétien ou un adorateur du feu », aussi dans le hadith rapporté par l’imam Muslim d’après ‘Iyad ibn ‘Umar, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Allah a dit : J’ai créé mes serviteurs sur la voie droite (hunafa), puis les démons les ont détournés ».

 

4_ A partir d’un an et demi, s’il veut manger ou boire, on lui rappelle de dire bismillah, ensuite cela devient normal pour lui et il dira de lui-même : bismillah.

 

5_ Lorsqu’on voit qu’il peut comprendre les piliers de l’islam, de la foi (iman) et de la bienfaisance (ihsan), on les lui apprend. Je ne précise pas d’âge car la parole et la mémoire varie d’un enfant à l’autre.

 

Les piliers de l’islam sont : d’après Ibn ‘Abbas, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « L`islam est bâti sur cinq piliers: Le témoignage qu`il n`est d`autre divinité digne d’être adorée qu`Allah et que Muhammad est Son messager, l`accomplissement de la prière rituelle, l`acquittement de la zakât (impôt rituel), le pèlerinage à la Maison d`Allah, le jeûne du mois de Ramadan » (Bukhari et Muslim).

 

Les piliers de la foi sont : d’après Abu Hurayra, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « La foi consiste en ce que tu crois en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au Jugement Dernier et que tu crois au destin qu'il te soit favorable ou non . » (Al-Bukhari et Muslim).

 

Le pilier de la bienfaisance est : « Que tu adores Allah comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, Lui te voit » (Al-Bukhari et Muslim).

 

6_ Il faut également lui apprendre les règles des ablutions.

 

7_ S’il mange dans un plat, il faut lui dire de manger ce qu’il y a devant lui, d’après ‘Umar ibn Abi Salama qui rapporte : Je mangeais et ma main se promenait partout dans le plat, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) me dit alors : « Ö mon enfant ! Prononce le nom d’Allah, mange de la main droite et mange ce qui est devant toi. »

 

8_ Il faut l’habituer à accomplir le bien, et lorsqu’il atteint l’âge de sept ans, il faut l’exercer à accomplir la prière. Abu Dawud rapporte (…) que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Ordonnez à vos enfants d’accomplir la prière à l’âge de sept ans, frappez-les (s(ils ne l’accomplissent pas) à l’âge de dix ans et séparez-les dans les lits » (…)

 

9_ Séparer les enfants dans les lits à l’âge de dix ans, d’après le hadith précédent.

 

10_ L’entraîner à jeûner, si cela ne l’affaiblit pas, afin qu’il soit accoutumé au jeune en étant plus grand. Al-Bukhari a intitulé un chapitre de son Sahih : « le jeûne des enfants » (…) d’après Rubay’ bint mu’awidh : le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a envoyé un message aux villes des Ansars le jour de ‘Ashura où il dit : « Celui qui s’est levé sans avoir jeûné qu’il continue ainsi et celui qui jeûne qu’il termine son jeûne ». Rubay’ dit : Ensuite, nous jeûnions ce jour, et nous faisions jeûner nos enfants et si l’un d’eux pleurait à cause de la faim, nous lui donnions un jouet en laine afin qu’il patiente jusqu’à la rupture.

 

11_ Il faut apprendre à l’enfant la croyance authentique, en lui disant comme disait le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) à Ibn ‘Abbas : «Ö mon enfant ! Je vais t`enseigner quelques préceptes. Observe les commandements d’Allah, Il te protègera. Observe les commandements d’Allah, tu Le trouveras devant toi. Si tu demandes quelque chose, demande-la à Allah. Si tu cherches de l’aide, cherche-la auprès d`Allah Sache que si la communauté s’unissait pour te faire du bien, ils ne te feraient que le bien qu’Allah t’a écrit, et s’ils se réunissaient pour te causer du tort, ils ne te feraient que le tort qu’Allah t’a écrit. Les plumes sont levées et l`encre des feuillets a séché».

 

12_ Il faut conseiller l’enfant à la manière de Luqman, Allah dit : « Et lorsque Luqman exhorta son fils en lui disant : “Ö mon enfant, ne donne pas d’associé à Allah, car le polythéisme est certes une injustice énorme”. Nous avons commandé à l’homme [la bienfaisance envers] ses parents; sa mère l’a porté [subissant pour lui] peine sur peine, son sevrage a lieu à deux ans.” Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents et vers Moi est la destination finale. Et si tous deux te forcent à M'associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas; mais vis avec eux ici-bas de façon convenable. Et suis le sentier de celui qui revient (se repent) vers Moi. Vers Moi est votre retour, et Je vous informerai alors de ce que vous faisiez”. “Ö mon enfant, fût-ce le poids d’un grain de moutarde, au fond d’un rocher, dans les cieux ou sur terre, Allah le fera venir. Allah est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur. Ô mon enfant, accomplis la prière, ordonne le bien, interdis le mal et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise ! Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance, car Allah n’aime pas le présomptueux plein de gloriole. Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la voix la plus détestable est bien la voix des ânes”. » (Luqman 13-19)

 

13_ il faut lui apprendre à demander la permission lorsqu’il veut entrer, Allah dit : « Ô vous les croyants ! Que les esclaves que vous possédez et les enfants qui n’ont pas encore atteint la puberté vous demandent permission avant d’entrer, à trois moments : avant la prière de l’aube, à midi quand vous enlevez vos vêtements, ainsi qu’après la prière de la nuit; trois occasions de vous dévêtir. En dehors de ces moments, nul reproche ni à vous ni à eux d’aller et venir, les uns chez les autres. C’est ainsi que Allah vous expose clairement Ses versets, et Allah est Omniscient et Sage. ».

 

14_ Il faut lui apprendre les choses interdites afin qu’il s’en écarte, Abu hurayra rapporte que Al-Hassan avait pris une datte donnée en aumône et la mis dans la bouche, et le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) lui dit : « Crache ! Crache ! Et écarte-toi en, ne sais-tu pas que nous ne mangeons pas de l’aumône ».

 

15_ Il faut lui expliquer le sens des versets ou des hadiths qu’on lui récite.

 

16_ Il faut lier son cœur à Allah, alors qu certains enfants, on va lier leur cœur à cette vie ou aux diplômes. Leurs cœurs sont remplis de ténèbres et il se peut que ces ténèbres ne l’emportent.

 

17_ Il faut prendre soin de lui apprendre le Coran, il faut lui apprendre tous les jours, ne serait-ce qu’un verset. Ceux qui s’adonnent au Coran sont les meilleurs de gens, comme il est rapporté par Al-Bukhari d’après ‘Uthman ibn ‘Affan, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Qur’an et l’apprend aux autres ». Et le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a recommandé de donner de l’importance au Qur’an. Al-Bukhari rapporte que Talha a demandé à ‘Abdallah ibn abi Awfa : « Le prophète a-t-il recommandé quelque chose ? Il dit : non. Je dis : Comment donc est parvenu aux gens sa recommandation : on leur a ordonné mais pas recommandé ? Il dit : il leur a recommandé le Livre d’Allah. ». Al-Hafidh ibn Hajar dit : Le sens de sa parole « il leur a recommandé le Livre d’Allah » signifie l’apprendre par cœur, le suivre, mettre en pratique ses ordres, s’éloigner de ses interdits, le réciter et l’apprendre constamment.

 

Et le Qur’an intercèdera pour celui qui l’apprend, comme il est rapporté par l’imam Muslim d’après Abu Umama Al-Bahili, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Lisez le Qur’an, car il intercédera le Jour de la Résurrection pour ceux qui le lisaient ». Il rapporte aussi d’après An-Nawas ibn Sam’an Al-Kilabi, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « On fera venir le Qur’an et ceux qui le mettaient en pratique. Sourate Al-Baqara et Al-‘Imran seront devant et intercèderont pour celui qui les aura appris ».

 

Il y a beaucoup de hadiths sur les vertus du Qur’an et de ceux qui l’apprennent :

 

‘Aisha rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Celui qui lit le Qur’an avec aisance est parmi les scribes nobles et pieux (le anges) et celui qui le lit avec difficulté a deux récompenses » (Al-Bukhari et Muslim)

 

Abu Musa Al-‘Ash’ari rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Le croyant qui lit le Qur’an est comme le citron, son odeur et son goût sont bons ; le croyant qui ne lit pas le Qur’an est comme la datte : elle n’a pas d’odeur et son goût est bon ; l’hypocrite qui lit le Qur’an est comme le basilic : son odeur est bonne et son goût est amer ; et l’hypocrite qui ne lit pas le Qur’an est comme la coloquinte (sorte de concombre) : elle n’a pas d’odeur et son goût est amer. » (Al-Bukhari et Muslim)

 

‘Abdullah ibn ‘Umar rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Par ce Livre, Allah élève des peuples et en abaisse d’autres » (Muslim).

 

‘Abdullah ibn ‘Amru ibn Al-‘As rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « On dira à celui qui lisait le Qur’an : récite mélodieusement comme tu récitais sur terre, ton degré (au paradis) sera fonction du dernier verset que tu réciteras » (Ahmad, Abu Dawud, at-Tirmidhi)

 

‘Abdullah ibn ‘Umar rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « La jalousie est interdite sauf en deux cas : un homme à qui Allah a donné le Qur’an et qui le met en pratique nuit et jour et un homme à qui Allah a donné de l’argent et qui le dépense (sur le sentier d’Allah) nuit et jour ». (Al-Bukhari et Muslim).

 

Et celui qui apprend doit réviser sous peine d’oublier rapidement ce qu’il a appris, l’imam Al-Bukhari rapporte d’après Abu Musa que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Révisez le Qur’an, car par Celui qui détient mon âme dans Sa main, il est plus prompt à se sauver que la chamelle qui n’est pas attachée ».

 

18_ Il ne faut pas laisser les enfants fréquenter les enfants des gens grossiers, car ce faisant il prendra leurs mauvaises habitudes, et cela détruira ce qu’il a appris. Le poète dit : « l’enfant apprend ce qu’on lui donne et il n’oublie pas, car son cœur est comme un joyaux pur. Grave dans son cœur ce que tu veux, il s’en souviendra. ». L’esprit de l’enfant est vide, prêt à tout accepter, comme on dit : « graver pendant la jeunesse est comme graver dans la pierre ».

 

19_ Il ne faut pas laisser l’enfant sortir le soir, car les diables se répandent à ce moment et peuvent lui causer du tort. L’imam Al-Bukhari rapporte, d’après Jabir ibn ‘Abdillah que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Lorsque le soleil se couche, faites rentrer vos enfants, car les diables sortent à ce moment. Puis, lorsqu’une heure est passée, laissez-les et fermez les portes en mentionnant le nom d’Allah, car les diables ne peuvent ouvrir une porte fermée »

 

20_ Il faut parfois laisser l’enfant jouer seul, car si on l’empêche constamment de jouer, il sera moins disponible intellectuellement et il s’ennuiera.

 

Si les parents veulent élever leurs enfants, qu’ils leur donnent une éducation islamique, qu’ils leur apprennent le Qur’an et la sunna. Parmi les choses qui élèvent les parents dans l’au-delà, s’ils sont musulmans, est l’invocation de l’enfant pieux pour eux, comme il est rapporté par l’imam Muslim d’après Abu Hurayra, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Lorsque le fils d’Adam meurt, des œuvres s’arrêtent, sauf pour trois d’entre-elles : une aumône continue, une science dont les gens profitent, un enfant pieux qui invoque pour lui ».

 

Abu Hurayra rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « On élèvera le rang du serviteur pieux au paradis et il dira : ö Seigneur, comment pourrais-je avoir cela ? On lui dira : grâce à la demande de pardon de ton enfant pour toi. » (Sahih Al-Musnad).

 

Si les parents et les enfants sont pieux, mais que ces derniers n’atteignent pas le niveau de leurs parents, Allah les élèvera au niveau de leurs parents, Allah dit : « Ceux qui auront cru et que leurs descendants auront suivis dans la foi, Nous ferons que leurs descendants les rejoignent. Et Nous ne diminuerons en rien le mérité de leurs oeuvres, chacun (n’ayant pour lui) que ce qu’il aura acquis » (At-Tur 21)

 

L’enfant peut être un bienfait pour ses parents, en leur obéissant, en étant bon avec eux, et c’est ce que les pieux demandent à leur Seigneur, comme Allah dit : « Et ceux qui disent : “Seigneur, fais de nos épouses et nos enfants la réjouissance de nos yeux et fais de nous des guides pour les pieux” »

 

21_ Il faut chercher à ce que l’enfant fréquente des gens pieux, c’est pour cela que cette mère pieuse qu’est Umm Sulaym a amené son fils Anas au prophète (salallahu ’alayhi wasalam) en lui disant : ö messager d’Allah, Anas est à ton service, invoque Allah pour lui. Il dit alors : « Ö Seigneur ! Augmente et béni sa richesse et ses enfants »

 

Umm Hudhayfa demanda à son fils Hudhayfa Ibn Al-Yaman : Quand dois-tu le voir ? Elle voulait dire le prophète (salallahu ’alayhi wasalam). Je lui dis : je ne l’ai pas vu depuis, tant et tant. Elle n’a cessé de me le reprocher, et je lui a dit : laisse-moi, j’irai prier avec le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) la prière du maghrib et je lui demanderai qu’il demande pardon pour toi et moi. Je suis allé voir le prophète (salallahu ’alayhi wasalam), j’ai prié avec lui le maghrib, il s’est en allé et je l’ai suivi. Il entendit ma voix et dit : Qui est là ? Hudhayfa. Je dis : oui, c’est moi. Il dit : « Que désires-tu, qu’Allah te pardonne ainsi qu’à ta mère ? Il dit : Cet ange n’était jamais descendu sur terre avant cette nuit, il a demandé la permission à Allah de me saluer et m’a annoncé que Fatima est la princesse des femmes du paradis » (At-Tirmidhi)

 

Les parents doivent faire beaucoup d’efforts dans l’éducation de leurs et enfants, et la guidée reste entre les mains d’Allah. L’homme ne peut se guider lui-même, comment le pourrait-il pour quelqu’un d’autre. A l’exemple de Nuh, un des prophètes d’Allah qui n’a pu guider son fils, il l’incitait pourtant à être avec eux et pas vec les mécréannts, comme Allah dit : « Et Nuh appela son fils, qui était resté en un lieu écarté (non loin de l’arche) : “ô mon enfant, monte avec nous et ne reste pas avec les mécréants”. Il répondit : “Je vais me réfugier sur un mont qui me protégera de l’eau”. Et Noé lui dit : “Il n’y a aujourd’hui aucun protecteur contre l’ordre d’Allah. (Tous périront) sauf celui à qui Il fait miséricorde”. Et les vagues s’interposèrent entre eux, et le fils fut du nombre des noyés » (Hud 42-43)

 

De même qu’Ibrahim qui exhortait son père à laisser le polythéisme, comme il est rapporté dans de nombreuses sourates, pourtant il n’a pas suivi les conseils de son fils, et dit au contraire : « Si tu ne cesses pas, je te lapiderai, et éloigne-toi de moi pour un long moment” ». (Maryam 46)

Ainsi que notre prophète, Muhammad qui incitait son oncle Abu Talib à se soumettre, malgré tout il refusa et mourut sur le polythéisme. Et les exemples sont nombreux, y compris parmi les salafs :

 

Shu’ba ibn Al-Hajaj disait : « J’ai eu un fils et je l’ai nommé Sa’d, mais il n’a pas réussit (mâ sa’ada). Je lui disais : va voir Hisham Ad-Dustawa’i. Et il me répondait : je préfère m’amuser avec les pigeons » (Mizan al-‘itidal 2/122)

 

Isma’il ibn Ibrahim ibn Muqasim était un homme pieux, et parmi ses enfants était Ibrahim, c’était un pur jahmi, il disait que le Qur’an était créé.

 

La guidée est donc entre les mains d’Allah, mais il faut mettre en œuvre les causes (de la guidée), et si Allah veut du bien (à cet enfant), il le fera suivre les conseils (de ses parents), et s’Il veut autre chose pour lui, il restera sur sa voie, comme dit le poète : « Si la nature est mauvaise, ni le bon comportement, ni l’éducateur ne seront d’aucune utilité ».

 

Certains enfants sont des épreuves pour leurs parents, c’est pour cela qu’Allah dit : « Ô vous les croyants ! Vous avez en (certains de) vos épouses et vos enfants un ennemi [une tentation]. Prenez-y garde. » (At-Taghabun 14). Dans ce verset « en » (min) signifie : certains.

 

« Ô vous les croyants ! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel d’Allah. Et ceux qui le font sont les perdants » (Al-Munafiqun : 9)

 

L’enfant est une épreuve pour ses parents s’il est la cause de leur éloignement de la religion, parmi les exemples de cela :

 

1_Si le père est musulman et que son enfant tombe malade et qu’il essaie par tous les moyens de le soigner au point d’aller chez les voyants, les devins, ce qui est une mécréance, car ils prétendent connaître l’Invisible, que seul Allah connaît : « Et Allah ne vous a pas fait connaître l’invisible » (Al-‘Imran 179), « Les clés de l’Invisible sont auprès de Lui, personne ne les connaît en dehors de Lui… » (Al-An’am 59). Et il y a beaucoup d’autres preuves. Ainsi, par la cause de son enfant, ce père commettra un acte de polythéisme.

 

2_ D’autres négligent leurs obligations (religieuses) pour pourvoir aux besoins de leurs enfants et les distraire.

 

3_ D’autres installent la télévision chez eux pour distraire leurs enfants, alors que la télévision est haram, pour tout le mal qu’elle comprend : les images, les instruments de musique, le fait de regarder les hommes et les femmes, son adhésion aux principes des ennemis de l’islam, et d’autres maux encore.

 

C’est en cela que l’enfant peut être un ennemi pour ses parents, et il ne leur sera d’aucune utilité le Jour de la résurrection, au contraire, il se sauvera d’eux, comme Allah dit : « le jour où l’homme fuira son frère, sa mère, son père, son épouse et ses enfants, car chacun d’eux, ce jour-là, sera préoccupé pour lui-même » (‘Abasa : 34-37).

 

Et quiconque est éprouvé par un enfant désobéissant, qu’il invoque son Seigneur, comme Allah dit : « Et votre Seigneur dit : invoquez-Moi, Je vous répondrai… » (Al-Ghafir 60). La douceur des parents est restreinte par les limites de la Législation, il n’est donc pas permis d’accomplir un acte illicite pour son enfant.

 

 

Source : Nasihati li nisa p.54-64

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Published by Samir Abou Taymyya Al-Jazairi - dans L'éducation
19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 18:32



"Au nom d'Allah le miséricordieux, le tout miséricordieux.


Louange à Allah, Seigneur de l'univers, prières et salut d'Allah sur le meilleur des prophètes et messagers .


Les enfants sont un bienfait d'Allah soubhanahou wa ta'aala.

Le coeur est comblé à leur vue, les yeux scintillent en les regardant et leur bonnheur rend l'âme heureuse et ZAKARI qu'Allah l'agrée invoquait Allah en disant :

"Ô seigneur ne me laisse pas seul tu es le meilleur des donnateurs".

Les enfants sont une parure de cette vie terrestre, et ne connait la valeur de ce bienfait, que celui qui en a été privé, et dépense son temps, et son argent, afin, de trouver un remède, à ce qui l'a atteint.

Et toi, ma soeur, en tant que mère, tu es responsable de ce dépot qu'Allah t'as confié, c'est le dépot de l'éducation de tes enfants au sujet de laquelle tu seras interrogée le jour de la résurréction .

La réussite de l'éducation n'est complète qu'avec la religion et le bon comportement, à défaut ces enfants seraient une calamité pour les parents sur terre et dans l'au delà.


L'attention des pieux prédecesseurs a été particulièrement dirigée vers l'accomplissement de cette responsabilité , qu' est l'éducation des enfants.

On raconte que le khalif 'abbasite Mansour, a demandé aux prisonniers de Bani Oumayya :

- " qu'elle est la chose la plus difficile que vous avez subi en prison ?

" ils répondent :

- "l'éducation de nos enfants, que nous avons raté (pendant que nous sommes en prison) " .

Alors il nous faut accomplir certaines tâche, dès l'âge de sept ans, du point de vue social et de la croyance .

( Quand à l'éducation c'est un sujet large que nous n'aurons pas le temps de traiter ici)

Les plus importantes de ces tâches sont :



1- / Accorder de l'importance à l'exactitude de leur dogme :

.  Veiller à leur éviter toute forme d'Amulette, de porte bonnheur, d'astrologie et autres formes de maraboutisme .

.  Veiller à glorifier le Coran et la sunna à leur yeux .

Et je pense que l'apparition d'erreurs dans le dogme (tel la lecture des lignes de la main entre étudiantes) est dûe à l'ignorance des parents ou à leur passivité au sujet de la prévention de leurs enfants.

2 / -  Veiller à planter la foi dans leur coeur et leur rappeler qu'Allah les voit à tout instant.

Reporte toi aux conseil de luqman adressé son fils :

- " Ô mon enfant, fût-ce le poids d'un grain de moutarde, au fond d'un rocher, ou dans les cieux ou dans la terre, Allah le fera venir. Allah est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur " .


Tabith ibn kays raconte :

" le Prophète prières et salut d'Allah sur lui, est venu me voir alors que je jouais avec les enfants, il nous passa le salam et m'as envoyé faire une commission, et par la suite j 'ai tardé à rentrer voir ma mère.

Lorsque je rentra elle me demanda :

- " Où était-tu ? "

Je dit :

- " le Prophète prières et salut d'Allah sur lui , m'as envoyé faire une comission .

 

" elle répliqua :

- " et quel était cette comission ? "

Je dit :

- " c'est un secret "

Elle dit :

- " Ne révèle pas le secret du Prophète prières et salut d'Allah sur lui, à personne "

Anas a dit :

- " par Allah si j'en parlait à quelqu'un je t'en aurait parlé a toi Tabit

(rapporté par mouslim)


Regarde donc, ma soeur, qu'Allah te protège , cette femme n'a pas puni son fils, quand il lui a caché ce qu'il a fait .

Il y'a des soeurs qui harcèlent leurs enfants, avec leurs questions, surtout au sujet des maisons dans laquelle ils sont entrés et de ce qui s'y passe.

Elles incitent alors, leur fils à être curieux, et à révéler la ou les secrets des autres, alors qu'elle ne s'en rendent pas compte.



3 / - Toujours rappeler qu'Allah est Fière et Vengeur, de celui qui lui désobéit , et qu'il est pardonneur et miséricordieux envers celui qui se repent à lui.

.   Rappeler la mort et sa difficulté.

.   La tombe et ses ténèbres.

.  Le jour dernier et ses peurs.

.   Inciter les enfants a accomplir les adorations et surtout la prière.

.  Les surveiller pendant qu'il la font.

.   Les réveiller pour qu'il fasse celle du matin, et leur faire sentir l'importance de cette acte d' adoration.

Fait attention ma soeur à cette " miséricorde " qui se trouve en toi et qui pourrait te pousser à ne pas les réveiller, cette apparente miséricorde peut les mener ainsi que toi en enfer (nous demandons protection d'Alalh).


félicitons cette mère agée qui, ayant peur pour son fils de neuf ans, prend sa main et l'emmène à la mosquée, afin qu'il puisse prier el fadjr en groupe, et reste assise à la porte de la mosquée pour le ramener à la maison après la prière.


.  Habitue tes enfants, ma soeur, au jeûne afin que cela lui sois facilité , lorsqu'il sera en age de le faire .

.   Rappel leur toujours qu'Allah les surveille, car le jeune est le meilleur moyen pour ressentir le regard d'Allah.



4/ - surveille tes enfants ne les laisse pas tomber dans les interdits en croyant que cela n'est pas grave.

 

Ne te tais pas, en sachant que :

.  Ta fille écoute de la musique.

.   Met du vernis à ongle, puis fait ses ablutions sans l'avoir enlevé.

.  Qu' elle s'épile les sourcils.

.  Qu'elle se fait faire des coiffures interdites.

.  Qu'elle délaisse une des conditions du voile islamique, qu'elle met des habits pailletés ou qu'elle se parfume avant de sortir par exemple.

.  Attention à ne pas la laisser aller dans les marchés seule, ni monter seule avec le chauffeur.

.   Attention à ne pas la laisser mettre des habits trop courts ou trop dénudés sous prétexte qu'elle est " entre femmes ".

.  Qu'elle n'achète pas les revues immorales.


.  Attention à ne pas mettre le téléphone dans sa chambre et surveille la de loin. ne soit pas stressée tout le temps cela risque de la stresser aussi et de lui faire perdre confiance en elle.

.  Ne l'habitue pas à dépenser sans compter.


.   Attention, ma soeur à ne pas baisser les bras, sous prétexte qu'elle est trop dure à convaincre, au contraire tiens bon tant que tu es sur la vérité et n'accepte pas le faux.

.  N'oublie pas pour autant d'être douce et conpréhensive quand il le faut.

Souviens toi toujours de la parole du prophète Salla Allahu alayhi wa salam :

"celui qui a deux filles et qui est bon envers elles, elles lui seront un voile contre le feu de l'enfer "


Shaykh Ibn Baz rahimahu Allah a dit :

" la bonté envers les filles se fait par le fait de bien les éduquer selon une éducation islamique, leur aprentissage, leur maintien sur la vérité, sauvegarder leur chasteté et les éloigner des interdits d'Allah soubhanahu wa ta'aala.

Et autres exemples qui illustrent la bonté, envers la fraterie garçons, ou filles, jusqu'à ce que tous grandissent dans l'adoration d'Allah, et s'éloigne de ce qu'Il a interdit , et l'accomplissement du droit d'Allah soubhanahu wa ta'aala.

Ceci montre que  "la bonté" ne veut pas seulement désigner le côté matériel, en nourriture, habitation et habillement , mais cette bonté s'étend aussi, à tout acte religieux ou matériel.

Shaykh ibn baz rahimahu Allah dit aussi :

"ce hadith concerne à la fois la mère et le père "


Regarde l'exemple de cette femme arabe, qui n'as pas voulu que sa fille connaisse le mélange avec les élèves, et les professeurs hommes à l'école .

Malgré le fait que dans son pays cette mixité est normale.

Elle  a demandé à sa fille d'arrêter l'école, et s'est mise à lui apprendre la science religieuse, à la maison.

Espérons que cette femme a eu de la bonté envers sa fille et qu'elle lui sera un voile contre le feu de l'enfer.



5/ - met en garde tes enfants contre les mauvais amis.

.   Démontre leur les dangers, résultant de leur fréquentation et de leur compagnie.

On a posé la question à certains prisonniers sur la raison de leur emprisonnement ,75% de ces prisonniers ont répondu que la cause était les amis du mal.

.  Protège les de ces personnes, de la rue et ses dangers.

.  Veille à ce qu'il occupent leur temps libre à des choses utiles, tel que l'aprentissage du coran à la mosquée...

.  Puis attention à ne pas faire entrer les voleurs chez toi, oui les voleurs du dogme et des bonnes moeurs, ces appareils maudits tel que la télévision ou la parabole même si ton intention de départ était de les rendre heureux.


Un des prédicateur ( rahimahoullah ) a dit :

" le père qui offre la parabole à ses enfants en réalité c'est ses enfants qu'il a offert à la parabole."


Shaykh ibn sa'adi rahimahu Allah à dit :

"Celui qui laisse une chose qu'il aime dans le but de satisfaire Allah, Allah lui donne quelque chose de mieux sur terre et dans l'au delà, celui qui laisse ce que son âme désire, Allah lui remplit son coeur de foi, un contentement personnel, une bonne santé, et une baraka dans sa subsistance .

En plus de tout cela, Allah lui réserve une récompense indéscriptible (a.ha de son exégèse) .


Puis fais attention ma soeur à ne jamais invoquer contre eux même lors des moments de colère,par peur que ton invocation soit faite à une heure, ou les invocations sont acceptés et Allah accepte ton invocation.

Par contre multiplie les invocations bénéfiques à leur sujet...

AL kurtubi a dit :

" Il n ' y à  rien qui fasse plus plaisir au croyant que de voir sa femme et ses enfants obéissants à Allah soubhanahuwa ta'aala. "



Nous demandons à Allah soubhanahu wa ta'aala qu'il rende bonnes nos intentions et notre progéniture et qu'il fasse de nos enfants un sujet de contentement pour nous ici bas et dans l'au delà et qu'il nous aide à supporter cette responsabilité qu'est la bonne éducation de nos enfants et qu'il fasse qu'on soit à la hauteur...prières et salut d'Alah sur notre prophète Mohamed et salut d'Allah sur les siens et ses compagnons qu'Allah les agréée .


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Published by Samir Abou Taymyya Al-Jazairi - dans L'éducation
17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 21:10


Ibn Al-Djawzî.


PREMIERE PARTIE : VEILLER A LA COMPAGNIE DE L'ENFANT.

 

- 104 [...] En matière d'éducation, on protègera les enfants contre des fréquentations qui corrompraient leur avenir. Si l'enfant a de la pudeur, de la décence, on peut espérer sa réussite. On le placera dans la compagnie des personnes nobles et des savants et on lui évitera celle des ignorants et des sots : La nature humaine est influençable !

Il faut aussi lui inspirer l'horreur du mensonge et lui éviter la compagnie des enfants sournois. On lui recommandera par contre une grande piété filiale et on le tiendra à l'écart des cercles féminins [1]. [...]


DEUXIEME PARTIE : DES L'ÂGE DE LA PUBERTE, LUI CHOISIR UNE JEUNE FILLE...

Lorsqu'il aura atteint l'âge nubile, on le mariera à une jeune fille qui n'aura pas connu d'autres hommes : Ils tireront ainsi profit l'un l'autre.

C'était là quelques indications sur la manières d'organiser ses affaires en ce bas monde.

 

TROISIEME PARTIE : L'INCITER A APPRENDRE LA SCIENCE BENEFIQUE

 

En matière de science, il faut pousser l'enfant, dès l'âge de cinq ans, à s'intéresser au Coran, aux questions de droit et aux cours de hadiths. On lui donnera davantage de choses à mémoriser qu'à écouter, car la période de la mémorisation des connaissances dure jusqu'à quize ans et l'attention se disperse lorsqu'on arrive à l'âge nubile. Il faut tantôt le battre [2], tantôt lui faire un cadeau pour le récompenser quand il aura appris de beaux textes.

 

QUATRIEME PARTIE : PAR QUOI DEVRA-T-IL COMMENCER SON APPRENTISSAGE ?

 

La première chose qu'on lui imposera est l'acquisition parfaite du Coran qui sera en lui et se mêlera à sa chair et à son sang. Ce sera ensuite une introduction à la grammaire grâce à laquelle il pourra éviter les fautes puis, le fiqh, doctrines et divergeances. Toutes les sciences qu'il lui sera possible de connaître, outre celles que je viens de dire, sont bonnes.

 

CINQUIEME PARTIE : DE CERTAINS COMPORTEMENTS A EVITER

 

Qu'il se méfie des habitudes qu'on les gens de hadith de perdre leur temps à relever les versions différentes dans lesquells les hadith sont les mêmes : La vie passe ainsi sans qu'ils aient pu arriver à y comprendre quelque chose. Lorsqu'ils atteingent un âge avancé ils demandent la licence de donner des consultations juridiques ou d'enseigner une partie du Coran, mais ils doivent abandonner. En effet ils ne parviennent plus, quand ils ont vieilli, à retenir ce qu'ils apprennent. Il est essentiel de remplir sa mémoire, dans l'enfance, de ce qu'il y a de plus important (...).

 

Soyez attentifs à ces choses dont j'ai parlé et pensez toujours à la pureté d'intention, rien sans elle n'a d'utilité.



[1] : Bien évidamment, il en est de même pour la fille qu'on tâchera qu'elle ne fréquente les milieux masculins. Au contraire, la femme doit veiller sur elle à la maison, afin que cette dernière, puisse observer sa mère dans tous ces travaux et cela afin qu'in châ Allâh, elle soit une bonne mère.

[2] : Si cela s'avère nécessaire bien sûr.

 

Source son livre : "Sayd Al-Khâtir." Point n°104.


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Published by Samir Abou Taymyya Al-Jazairi - dans L'éducation
22 mars 2006 3 22 /03 /mars /2006 14:02


La famille représente le noyau de base dans l’édification de la société musulmane ; c’est par elle qu’Allah commença la création depuis la nuit des temps…

((Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement.)) [An-Nissâ, 1]



La famille repose sur deux piliers importants qui sont le fondement de sa constitution : l’homme et la femme ; c'est-à-dire le mari et l’épouse.


Ils sont en effet la base de la création de la famille, de la naissance, de la postérité et de la procréation humaine à l’origine de la communauté et de la société.


L'Islam a accordé une grande attention à l’édification de la famille qui est l’élément de base des différentes sociétés humaines. C’est ainsi qu’il a prescrit une législation parfaite pour les rapports conjugaux, a précisé les droits et les devoirs de chacun des deux époux, a mis sur pied une méthodologie d’éducation des enfants et a distribué les rôles entre les époux afin que chacun d’eux joue pleinement son rôle dans l’édification de la famille et contribue à la construction de la société humaine.


L'Islam a fondé les règles de la famille islamique sur le principe de l’affection et de la compassion et a à ce sujet, précisé le cadre de la relation entre l’homme et la femme, a donné aux hommes la suprématie sur les femmes en raison des moyens et des capacités donnés à chacun d’eux, a prescrit pour cela une règle parfaite qui contrôle le comportement de chacun des deux dans la limite de sa responsabilité, a ordonné à chacun des deux sexes de bien choisir son partenaire et a mis en garde contre la négligence des droits des enfants qui résultent de ce rapport entre les deux parties :


((Ô vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles, d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres))
[Al-Tahrim, 6].


L’Islam a su, grâce à ses enseignements éminents, créer une famille noble dans laquelle règnent l’amour, la stabilité et le calme ; une famille de laquelle est engendrée une génération croyante et une communauté consciente qui est la meilleure communauté jamais suscitée pour les hommes.


Les préceptes de l'Islam relatifs à l’édification de la famille islamique ne se fondent pas sur un modèle utopique, mais ils se caractérisent par le pragmatisme adéquat à la nature de l’âme humaine. L'Islam a donné la suprématie à l’homme afin qu’il assume le rôle difficile, en raison de sa capacité à supporter et se battre contre les malheurs et à faire face aux évènements de la vie. Il a prescrit pour chacun, homme et femme, des droits sur l’autre et il ne convient pas à l’un des deux de les transgresser ou d’en négliger quelque chose ; parce que si l’un d’eux néglige les droits de l’autre dans un aspect quelconque, cela est suffisant pour provoquer une fracture dans la structure familiale ou pour l’effondrer.


A l’époque où notre communauté islamique conduisait l’humanité vers le progrès et le bien, apportant la flamme de la guidée aux nations et aux peuples de la terre, elle jouissait à l’intérieur de ses maisons d’une stabilité de la vie conjugale, d’une sérénité totale, de l’amour et de la collaboration de tous ses membres, tels que l’humanité n’en connaît pas de pareil.


Cela seulement parce que l'Islam a prescrit clairement les droits de chacun :

l’époux, l’épouse, les parents et les enfants ; les droits d’un groupe ne se distinguent pas de celui des autres. Ce sont des droits égaux et harmonieux qui ont pour effet de remplir les cœurs d’amour, de remplir les maisons de bienfaits et de remplir la société d’une progéniture pieuse qui construit et ne détruit pas, s’élève et ne décline pas.


L'Islam a édifié la famille sur l’esprit lumineux et correct de l’homme et de la femme, l’harmonie entre eux dans la pensée et la croyance et le rapport entre eux sur la base de la tendresse et de la compassion. Ainsi, il résulte d’eux, une progéniture pieuse et une génération consciente.


La famille islamique dans le passé se fondait sur le principe selon lequel Allah a des droits inviolables et leur a assigné des rôles précis, une voie unifiée et un but unique, dont la finalité est la recherche de l’agrément d’Allah, et le but est l’accomplissement par l’homme de la succession sur terre. La famille islamique dans le passé vivait dans l’atmosphère de cette parole d’Allah :


((Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Allah n’aime pas, en vérité, le présomptueux, l’arrogant)) [An-Nissâ, 36].


C’est dans cette atmosphère de piété, que vivait la famille pieuse avec les autres êtres humains avec lesquels elle coexistait, et la société islamique était devenue comme une seule famille unie et soudée.
Réfléchis avec moi sur cette atmosphère :


Des époux dont leur relation est fondée sur l’affection, la compassion, les droits garantis et la communion des idées.


Une progéniture pratiquant l’unicité d’Allah et la bonté envers les parents qui sont le pilier de la progéniture.


Des liens de sang qui sont respectés sur la base de ce principe de bonté et du devoir.


Des orphelins qui vivent sous l’égide d’une communauté croyante et ne sentent pas l’amertume de leur état d’orphelin, ni le poids de la vie.
Des voisins qui entretiennent de bons rapports et sont compatissants les uns envers les autres malgré la divergence de leurs opinions et de leurs penchants.


Un environnement où les gens connaissent les droits d’Allah et apprennent à se connaître mutuellement même pendant un moment.


L’étranger qui ne ressent pas l’amertume de l’éloignement ; parce qu’il vit sous l’égide de la compassion et de la bonté qui règnent dans la société.
Imagine cette société, et cette famille édifiée sur la base des droits et devoirs prescrits par Allah ; trouves-tu une société noble et une famille généreuse comme cette société et cette famille créées par l'Islam ? Tels sont les principaux traits caractériels dans l’édification de la famille et de la société en Islam, et telle est la famille islamique dans le passé qui était régi par la loi de la jungle : affection et compassion entre les époux, crainte d’Allah en ce qui concerne la progéniture et les proches parents, bonté envers l’orphelin, le voisin, le mendiant et l’esclave…


Cependant ! Quelle est la famille d’aujourd'hui ?



Celui qui a l’occasion de voir de près la situation de la famille dans notre société d’aujourd'hui et les problèmes psychiques, moraux et sociaux dont elle souffre aujourd'hui, et découvre les nombreuses plaintes sur les différends conjugaux qui parviennent dans nos tribunaux, aura la certitude que nous sommes dans le besoin pressant d’une reforme sociale qui doit s’intéresser avant tout à la situation de la famille et les relations entre ses membres. La perturbation de la vie conjugale est en effet un grand facteur de la perturbation politique et sociale générale. Ce problème n’est pas le seul apanage de notre société, mais se retrouve dans les sociétés de tous les peuples.


Ce problème est d’abord survenu du flou et du désordre dans les droits et les devoirs entre les deux parties de la famille (l’époux et l’épouse), si tout marchait entre eux sur la base de l’amour généreux et du droit clair et net qu’applique chacun d’eux, le niveau social s’élèverait et s’améliorerait et la stabilité règnerait dans toute la communauté, et dans tous les domaines de la vie.


En vérité, la plupart de nos familles d’aujourd'hui… ne se fondent pas sur la voie divine noble, ni sur le principe de l’affection et de la compassion ; bien mieux, ni le patron de la famille, ni la patronne de la famille n’assume sa responsabilité dans la vie spirituelle noble de la jeune génération au sein de la famille qui est la cellule de base de la société et de la communauté.
En vérité, l’époux et l’épouse ont chacun abandonné son rôle qui lui est assigné dans l’édification d'une famille digne, et chacun d’eux ne se soucie que de l’acquisition de richesse, et l’assemblage des biens matériels, de garantir une vie matérielle aisée à leur progéniture. Ils laissent les enfants au soin des crèches, ou des domestiques femmes et hommes dans les maisons ; ces derniers s’amusent avec leur éducation de la manière dont ils veulent.


En général, le domestique ou l’éducatrice sont étrangers à la famille dans la croyance, la pensée, le style de vie, la manière de réfléchir et les comportements. Cela entraîne l’apparition de familles déstabilisées et de générations dont les cœurs sont pleins de troubles psychiques et de douleurs morales.


Les familles dans lesquelles il n’y a pas de domestique ne sont pas meilleures que les autres, car la famille est généralement très éloignée de la voie d’Allah dans la conception et le comportement ; la mère est en effet occupée par sa propre personne et loin de la voie de son Seigneur, et l’homme a beaucoup d’occupations le jour et la nuit, et n’y trouve pas le temps qu’il doit consacrer spécialement aux affaires familiales.


Si nous voulons sortir de notre crise politique et intellectuelle, de nos troubles moraux et de la division de la communauté, il nous faut revoir la situation de la communauté à partir de sa base… tout d’abord à partir de la famille !


En vérité, il n’y a pas en général dans nos familles, le rapport conjugal noble régi par la législation d’Allah et la voie de Son Messager –paix et bénédictions d’Allah sur lui.


Beaucoup d’époux et d’épouses n’observent pas le principe de l’affection et de la compassion dans cette relation et désormais, c’est la thèse matérialiste qui régit l’esprit de la famille et sa finalité dans la vie.


Ne pourrions-nous pas revoir la question de la famille ?

Les réformateurs et les intellectuels ne pourraient-ils pas traiter cette question de la famille qui est arrivée au bord de la dégradation ?!


Il incombe aux gouvernements, aux écrivains et aux intellectuels adeptes de la croyance islamique de reformer la situation de nos familles suivant la voie d’Allah et la tradition de Son Messager qui sont la base du bonheur des familles et de toutes les sociétés.




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