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Certains Pieux Prédécesseurs (Salaf Salih) disait :
« Le plus dur des combats que j’ai mené contre mon ego est lorsque j’ai voulu l’obliger à être sincère. »

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Chère sœur musulmane ! Le voile n’a d’autre fonction que de te préserver et de te protéger des regards empoisonnés venant des cœurs malades et des chiens humains. Il t’est un rempart aux appétits féroces. Tu dois t’y attacher, et ne pas te tourner vers ces revendications pour le moins tendancieuses dont les aspirations sont de combattre le voile en cherchant à le dénigrer. Leurs partisans ne te veulent aucun bien comme le Seigneur le révèle :

"Ceux qui suivent leurs passions voudraient profondément que vous succombiez". (4: 27) 
 

 

 

18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 22:56


Al-Imam Ibn Al-Qayim


 


 


Ibn Al-Qayim (rahimahullah) a dit :


 


Et les gens, en ce qui concerne l’accomplissement de leur prière, sont divisés en cinq niveaux :


 


Le premier : Le niveau de celui qui est négligent et fait du tort à son âme : Il est celui qui échoue dans l’accomplissement correct des ablutions, de la prière en son temps, ses limites indiquées et dans l'accomplissement de ses piliers essentiels.


 


Le deuxième : Celui qui préserve ses prières dans leurs temps appropriés et dans leurs limites indiquées, accomplit leurs piliers essentiels et accomplit ses ablutions avec soin. Cependant, son effort (dans la réalisation de ceci) est perdu par des chuchotements dans sa prière, donc il est emporté par des pensées et des idées.


 


Le troisième : Celui qui préserve ses prières dans les limites indiquées, accomplit leurs piliers essentiels et s'efforce de repousser les chuchotements, les pensées et les idées. Il est occupé à la lutte contre son ennemi (Shaytan) pour qu'il ne vole pas de sa prière. À cause de cela il est engagé (à la fois) dans la prière et le jihad.


 


Le quatrième : Celui qui est debout pour la prière, achève et perfectionne ses droits, ses piliers essentiels, exécute cela dans ses limites indiquées et son cœur est absorbé par la préservation de ses droits et limites indiquées, pour que rien n'en soit gaspillé. Son souci entier est dirigé vers son établissement, son achèvement et sa perfection, comme il doit être. Son cœur est immergé dans la prière et dans la soumission à son Seigneur le Glorifié.


 


Le cinquième : Celui qui est debout pour la prière comme celui mentionné ci-dessus. Cependant, en plus de cela, il a pris et placé son cœur devant son Seigneur Azzawajall, regardant vers Lui avec son cœur avec attente, (son cœur) rempli de Son amour et de Sa force, comme s'il voyait Allah. Les chuchotements, les pensées et les idées ont disparu et les voiles entre lui et son Seigneur sont levés. Ce qu’il y a entre cette personne et d'autres en ce qui concerne la prière, est supérieur et plus grand que ce qu’il y a entre le ciel et la terre. Cette personne est occupée par son Seigneur Azzawajall, enchanté par Lui.


 


Le Premier type sera puni, on demandera des comptes au deuxième type, le troisième aura ses péchés et défauts expiés, le quatrième sera récompensé et le cinquième sera près de son Seigneur, parce qu'il recevra la part de celui qui fait sa prière le délice et le plaisir de son œil. Quiconque fait de sa prière, le délice et le plaisir de son œil, aura la proximité de son Seigneur Azzawajall comme délice et plaisir de son œil dans l’au-delà. Il sera aussi un plaisir pour l'œil dans ce monde, car quiconque fait d’Allah le plaisir de son œil dans ce monde, chaque œil sera enchanté et satisfait de lui.


 


 



Source : Al-Wabil As-Sayib
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Published by Samir Abou Taymyya Al-Jazairi - dans La femme prière
18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 22:11


Ibn Al-Qayyim



Le secret et l’élément central de la prière est l’orientation totale du cœur vers Allah et la présence de tout son être face à Lui. Si le fidèle ne se dirige pas [totalement] vers Allah [durant sa prière], s’occupe d’autre chose, est distrait par les pensées qui lui traversent l’esprit, il sera alors comparable à une personne qui se rendrait auprès de son roi pour s’excuser de ses erreurs et fautes, l’implorer pour qu’il déverse sur lui les flots de sa bonté, de sa générosité et de sa miséricorde, lui demander subsistance pour nourrir son cœur, et ainsi être assez robuste pour le servir.



Le voilà donc qui arrive face au roi, et il ne lui reste plus qu’à formuler sa demande, mais c’est alors qu’il se détourne de lui, et s’occupe de choses et d’autres, ou lui tourne le dos, et s’occupe de la chose la plus détestée et la plus méprisable aux yeux du roi [C’est sont les affaires de ce bas monde qui occupent l’esprit du fidèle en prière qui sont désignées ici.].



Il préfère donc cette chose à son roi, il en fait la direction de prière de son cœur, le lieu de son orientation et de ses confessions. Il envoie ensuite, en guise d’excuse, servants et employés pour servir le roi à sa place, tandis que le roi est témoin de cette mascarade. Cependant, la générosité du roi, sa bonté et son immense bienfaisance l’empêchent de renvoyer ces servants et employés, qui seront touchés par sa clémence et son indulgence. [L’homme représente le cœur distrait du fidèle en prière. Ses servants et employés représentent les membres de son corps qui effectuent, malgré son esprit distrait, les gestes de la prière]. Mais il y a une grande différence entre les généreuses parts de butin, légitimement distribuées aux combattants, et les résidus qu’on daigne accorder à ceux qui n’héritent d’aucune part de butin,



« Et il y a des rangs [de mérite] pour chacun, selon ce qu’ils ont fait, afin qu’Allah leur attribue la pleine récompense de leurs oeuvres; et ils ne seront point lésés. »
(
Al-Ahqâf v.19)



Allah a créé le genre humain pour Sa propre personne et Se l’est réservé. Il a créé toute chose pour et à cause de l’homme, comme dans ce récit où Allah aurait dit : « Ô fils d’Adam ! Je t’ai créé pour Moi, et J’ai créé toute chose pour toi. Par le droit que Je détiens sur toi ! Ne te détourne pas de ce pour quoi Je t’ai créé, en t’occupant de ce que J’ai créé pour toi. » Dans un autre récit, Allah aurait dit : « Ô fils d’Adam ! Je t’ai créé pour Moi, ne t’amuse donc pas. Je Me charge de ta subsistance, ne te fatigue donc pas. Ô fils d’Adam ! Cherche-moi tu Me trouveras. Or si tu Me trouves, tu auras tout trouvé. Mais si je T’échappe, tout t’échappera. Et Je dois t’être plus cher que toute autre chose. »



Allah a fait de la prière un moyen menant à Sa proximité, Sa supplication, Son amour et Sa compagnie. Entre chaque prière, le serviteur est à la merci de l’insouciance, de la froideur, de la dureté du cœur, du détournement, des erreurs et des péchés. Tout ceci l’éloigne de son Seigneur et l’écarte de Sa proximité. Il devient alors comparable à un être étranger à la servitude d’Allah, comme s’il ne faisait plus partie de Ses serviteurs. Il peut même aller jusqu’à se jeter de lui-même dans les filets de [Satan] l’ennemi, qui se saisira de lui, le ligotera, l’enchaînera et le jettera dans la prison de son âme et de ses passions.



Il souffrira alors, la poitrine serrée, accablé de soucis, de préoccupations, d’abattement, de remords, sans en connaître la cause. Mais la clémence de son Seigneur, le Très Miséricordieux, l’Affectueux, interviendra, et c’est la raison pour laquelle Il a institué un acte d’adoration global, dont les éléments et les situations sont aussi variés que les événements qui ont croisé le chemin du serviteur, et sont proportionnels au besoin que celui-ci éprouve envers chacun des bienfaits que représentent les éléments de cet acte d’adoration.





Source : Les secrets de la prière (à paraître)

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Published by Samir Abou Taymyya Al-Jazairi - dans La femme prière
18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 13:39


Shaykha Umm ‘Abdillah Al-Wadi’iya

 

 

 

L’éducation des enfants est quelque chose de complexe qui demande patience et savoir faire. Certains enfants demandent que l’on agisse avec eux avec douceur, et si l’on fait le contraire, ils s’obstineront. D’autres enfants demandent qu’on soit plus sévère avec eux, mais il ne faut pas que cette sévérité dépasse les limites de ce qui est tolérable. Si on dépasse ces limites, cela conduira l’enfant à s’obstiner et ne pas écouter les ordres de ses parents.

 

Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde une bonne éducation (de nos enfants), et c’est une grande responsabilité qui pèse sur les épaules des parents, Allah dit : « Ö vous les croyants, protégez-vous, ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible sera les hommes et les pierres. ». ‘Abdullah ibn ‘Umar rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Chacun de vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau. L'imam est un berger et il est responsable de son troupeau. L'homme est un berger dans sa famille et il est responsable de son troupeau. La femme est une bergère dans la maison de son époux et elle est responsable de son troupeau. Le serviteur est un berger qui a charge des biens de son maître et il est responsable de son troupeau. Ainsi, chacun d'entre vous est un berger et chacun est responsable de son troupeau. » (Bukhari et Muslim). Les parents doivent nécessairement s’entraider dans l’éducation de leurs enfants. Et si l’un néglige sa responsabilité, il y aura un manque d’un côté, sauf si Allah veut (qu’il en soit autrement).

 

Il faut apprendre aux enfants en fonction de leur niveau et compréhension, par exemple :

 

En bas âge :

 

1_ On répète à l’enfant le nom « Allah », en montrant du doigt le ciel.

 

2_ Si on lui donne quelque chose à manger, comme du pain ou autre chose, on lui donne dans la main droite.

 

3_ Si l’aliment est chaud, il ne faut pas souffler dessus, car le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a interdit de souffler dans le plat. Et si l’enfant voit quelqu’un le faire, il l’imitera tout de suite. De même pour toute chose, en conformité avec la parole du prophète : « Tout enfant né sur la fitra (la saine nature), et ce sont ses parents qui en font un juif, un chrétien ou un adorateur du feu », aussi dans le hadith rapporté par l’imam Muslim d’après ‘Iyad ibn ‘Umar, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Allah a dit : J’ai créé mes serviteurs sur la voie droite (hunafa), puis les démons les ont détournés ».

 

4_ A partir d’un an et demi, s’il veut manger ou boire, on lui rappelle de dire bismillah, ensuite cela devient normal pour lui et il dira de lui-même : bismillah.

 

5_ Lorsqu’on voit qu’il peut comprendre les piliers de l’islam, de la foi (iman) et de la bienfaisance (ihsan), on les lui apprend. Je ne précise pas d’âge car la parole et la mémoire varie d’un enfant à l’autre.

 

Les piliers de l’islam sont : d’après Ibn ‘Abbas, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « L`islam est bâti sur cinq piliers: Le témoignage qu`il n`est d`autre divinité digne d’être adorée qu`Allah et que Muhammad est Son messager, l`accomplissement de la prière rituelle, l`acquittement de la zakât (impôt rituel), le pèlerinage à la Maison d`Allah, le jeûne du mois de Ramadan » (Bukhari et Muslim).

 

Les piliers de la foi sont : d’après Abu Hurayra, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « La foi consiste en ce que tu crois en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au Jugement Dernier et que tu crois au destin qu'il te soit favorable ou non . » (Al-Bukhari et Muslim).

 

Le pilier de la bienfaisance est : « Que tu adores Allah comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, Lui te voit » (Al-Bukhari et Muslim).

 

6_ Il faut également lui apprendre les règles des ablutions.

 

7_ S’il mange dans un plat, il faut lui dire de manger ce qu’il y a devant lui, d’après ‘Umar ibn Abi Salama qui rapporte : Je mangeais et ma main se promenait partout dans le plat, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) me dit alors : « Ö mon enfant ! Prononce le nom d’Allah, mange de la main droite et mange ce qui est devant toi. »

 

8_ Il faut l’habituer à accomplir le bien, et lorsqu’il atteint l’âge de sept ans, il faut l’exercer à accomplir la prière. Abu Dawud rapporte (…) que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Ordonnez à vos enfants d’accomplir la prière à l’âge de sept ans, frappez-les (s(ils ne l’accomplissent pas) à l’âge de dix ans et séparez-les dans les lits » (…)

 

9_ Séparer les enfants dans les lits à l’âge de dix ans, d’après le hadith précédent.

 

10_ L’entraîner à jeûner, si cela ne l’affaiblit pas, afin qu’il soit accoutumé au jeune en étant plus grand. Al-Bukhari a intitulé un chapitre de son Sahih : « le jeûne des enfants » (…) d’après Rubay’ bint mu’awidh : le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a envoyé un message aux villes des Ansars le jour de ‘Ashura où il dit : « Celui qui s’est levé sans avoir jeûné qu’il continue ainsi et celui qui jeûne qu’il termine son jeûne ». Rubay’ dit : Ensuite, nous jeûnions ce jour, et nous faisions jeûner nos enfants et si l’un d’eux pleurait à cause de la faim, nous lui donnions un jouet en laine afin qu’il patiente jusqu’à la rupture.

 

11_ Il faut apprendre à l’enfant la croyance authentique, en lui disant comme disait le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) à Ibn ‘Abbas : «Ö mon enfant ! Je vais t`enseigner quelques préceptes. Observe les commandements d’Allah, Il te protègera. Observe les commandements d’Allah, tu Le trouveras devant toi. Si tu demandes quelque chose, demande-la à Allah. Si tu cherches de l’aide, cherche-la auprès d`Allah Sache que si la communauté s’unissait pour te faire du bien, ils ne te feraient que le bien qu’Allah t’a écrit, et s’ils se réunissaient pour te causer du tort, ils ne te feraient que le tort qu’Allah t’a écrit. Les plumes sont levées et l`encre des feuillets a séché».

 

12_ Il faut conseiller l’enfant à la manière de Luqman, Allah dit : « Et lorsque Luqman exhorta son fils en lui disant : “Ö mon enfant, ne donne pas d’associé à Allah, car le polythéisme est certes une injustice énorme”. Nous avons commandé à l’homme [la bienfaisance envers] ses parents; sa mère l’a porté [subissant pour lui] peine sur peine, son sevrage a lieu à deux ans.” Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents et vers Moi est la destination finale. Et si tous deux te forcent à M'associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas; mais vis avec eux ici-bas de façon convenable. Et suis le sentier de celui qui revient (se repent) vers Moi. Vers Moi est votre retour, et Je vous informerai alors de ce que vous faisiez”. “Ö mon enfant, fût-ce le poids d’un grain de moutarde, au fond d’un rocher, dans les cieux ou sur terre, Allah le fera venir. Allah est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur. Ô mon enfant, accomplis la prière, ordonne le bien, interdis le mal et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise ! Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance, car Allah n’aime pas le présomptueux plein de gloriole. Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la voix la plus détestable est bien la voix des ânes”. » (Luqman 13-19)

 

13_ il faut lui apprendre à demander la permission lorsqu’il veut entrer, Allah dit : « Ô vous les croyants ! Que les esclaves que vous possédez et les enfants qui n’ont pas encore atteint la puberté vous demandent permission avant d’entrer, à trois moments : avant la prière de l’aube, à midi quand vous enlevez vos vêtements, ainsi qu’après la prière de la nuit; trois occasions de vous dévêtir. En dehors de ces moments, nul reproche ni à vous ni à eux d’aller et venir, les uns chez les autres. C’est ainsi que Allah vous expose clairement Ses versets, et Allah est Omniscient et Sage. ».

 

14_ Il faut lui apprendre les choses interdites afin qu’il s’en écarte, Abu hurayra rapporte que Al-Hassan avait pris une datte donnée en aumône et la mis dans la bouche, et le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) lui dit : « Crache ! Crache ! Et écarte-toi en, ne sais-tu pas que nous ne mangeons pas de l’aumône ».

 

15_ Il faut lui expliquer le sens des versets ou des hadiths qu’on lui récite.

 

16_ Il faut lier son cœur à Allah, alors qu certains enfants, on va lier leur cœur à cette vie ou aux diplômes. Leurs cœurs sont remplis de ténèbres et il se peut que ces ténèbres ne l’emportent.

 

17_ Il faut prendre soin de lui apprendre le Coran, il faut lui apprendre tous les jours, ne serait-ce qu’un verset. Ceux qui s’adonnent au Coran sont les meilleurs de gens, comme il est rapporté par Al-Bukhari d’après ‘Uthman ibn ‘Affan, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Qur’an et l’apprend aux autres ». Et le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a recommandé de donner de l’importance au Qur’an. Al-Bukhari rapporte que Talha a demandé à ‘Abdallah ibn abi Awfa : « Le prophète a-t-il recommandé quelque chose ? Il dit : non. Je dis : Comment donc est parvenu aux gens sa recommandation : on leur a ordonné mais pas recommandé ? Il dit : il leur a recommandé le Livre d’Allah. ». Al-Hafidh ibn Hajar dit : Le sens de sa parole « il leur a recommandé le Livre d’Allah » signifie l’apprendre par cœur, le suivre, mettre en pratique ses ordres, s’éloigner de ses interdits, le réciter et l’apprendre constamment.

 

Et le Qur’an intercèdera pour celui qui l’apprend, comme il est rapporté par l’imam Muslim d’après Abu Umama Al-Bahili, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Lisez le Qur’an, car il intercédera le Jour de la Résurrection pour ceux qui le lisaient ». Il rapporte aussi d’après An-Nawas ibn Sam’an Al-Kilabi, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « On fera venir le Qur’an et ceux qui le mettaient en pratique. Sourate Al-Baqara et Al-‘Imran seront devant et intercèderont pour celui qui les aura appris ».

 

Il y a beaucoup de hadiths sur les vertus du Qur’an et de ceux qui l’apprennent :

 

‘Aisha rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Celui qui lit le Qur’an avec aisance est parmi les scribes nobles et pieux (le anges) et celui qui le lit avec difficulté a deux récompenses » (Al-Bukhari et Muslim)

 

Abu Musa Al-‘Ash’ari rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Le croyant qui lit le Qur’an est comme le citron, son odeur et son goût sont bons ; le croyant qui ne lit pas le Qur’an est comme la datte : elle n’a pas d’odeur et son goût est bon ; l’hypocrite qui lit le Qur’an est comme le basilic : son odeur est bonne et son goût est amer ; et l’hypocrite qui ne lit pas le Qur’an est comme la coloquinte (sorte de concombre) : elle n’a pas d’odeur et son goût est amer. » (Al-Bukhari et Muslim)

 

‘Abdullah ibn ‘Umar rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Par ce Livre, Allah élève des peuples et en abaisse d’autres » (Muslim).

 

‘Abdullah ibn ‘Amru ibn Al-‘As rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « On dira à celui qui lisait le Qur’an : récite mélodieusement comme tu récitais sur terre, ton degré (au paradis) sera fonction du dernier verset que tu réciteras » (Ahmad, Abu Dawud, at-Tirmidhi)

 

‘Abdullah ibn ‘Umar rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « La jalousie est interdite sauf en deux cas : un homme à qui Allah a donné le Qur’an et qui le met en pratique nuit et jour et un homme à qui Allah a donné de l’argent et qui le dépense (sur le sentier d’Allah) nuit et jour ». (Al-Bukhari et Muslim).

 

Et celui qui apprend doit réviser sous peine d’oublier rapidement ce qu’il a appris, l’imam Al-Bukhari rapporte d’après Abu Musa que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Révisez le Qur’an, car par Celui qui détient mon âme dans Sa main, il est plus prompt à se sauver que la chamelle qui n’est pas attachée ».

 

18_ Il ne faut pas laisser les enfants fréquenter les enfants des gens grossiers, car ce faisant il prendra leurs mauvaises habitudes, et cela détruira ce qu’il a appris. Le poète dit : « l’enfant apprend ce qu’on lui donne et il n’oublie pas, car son cœur est comme un joyaux pur. Grave dans son cœur ce que tu veux, il s’en souviendra. ». L’esprit de l’enfant est vide, prêt à tout accepter, comme on dit : « graver pendant la jeunesse est comme graver dans la pierre ».

 

19_ Il ne faut pas laisser l’enfant sortir le soir, car les diables se répandent à ce moment et peuvent lui causer du tort. L’imam Al-Bukhari rapporte, d’après Jabir ibn ‘Abdillah que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Lorsque le soleil se couche, faites rentrer vos enfants, car les diables sortent à ce moment. Puis, lorsqu’une heure est passée, laissez-les et fermez les portes en mentionnant le nom d’Allah, car les diables ne peuvent ouvrir une porte fermée »

 

20_ Il faut parfois laisser l’enfant jouer seul, car si on l’empêche constamment de jouer, il sera moins disponible intellectuellement et il s’ennuiera.

 

Si les parents veulent élever leurs enfants, qu’ils leur donnent une éducation islamique, qu’ils leur apprennent le Qur’an et la sunna. Parmi les choses qui élèvent les parents dans l’au-delà, s’ils sont musulmans, est l’invocation de l’enfant pieux pour eux, comme il est rapporté par l’imam Muslim d’après Abu Hurayra, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Lorsque le fils d’Adam meurt, des œuvres s’arrêtent, sauf pour trois d’entre-elles : une aumône continue, une science dont les gens profitent, un enfant pieux qui invoque pour lui ».

 

Abu Hurayra rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « On élèvera le rang du serviteur pieux au paradis et il dira : ö Seigneur, comment pourrais-je avoir cela ? On lui dira : grâce à la demande de pardon de ton enfant pour toi. » (Sahih Al-Musnad).

 

Si les parents et les enfants sont pieux, mais que ces derniers n’atteignent pas le niveau de leurs parents, Allah les élèvera au niveau de leurs parents, Allah dit : « Ceux qui auront cru et que leurs descendants auront suivis dans la foi, Nous ferons que leurs descendants les rejoignent. Et Nous ne diminuerons en rien le mérité de leurs oeuvres, chacun (n’ayant pour lui) que ce qu’il aura acquis » (At-Tur 21)

 

L’enfant peut être un bienfait pour ses parents, en leur obéissant, en étant bon avec eux, et c’est ce que les pieux demandent à leur Seigneur, comme Allah dit : « Et ceux qui disent : “Seigneur, fais de nos épouses et nos enfants la réjouissance de nos yeux et fais de nous des guides pour les pieux” »

 

21_ Il faut chercher à ce que l’enfant fréquente des gens pieux, c’est pour cela que cette mère pieuse qu’est Umm Sulaym a amené son fils Anas au prophète (salallahu ’alayhi wasalam) en lui disant : ö messager d’Allah, Anas est à ton service, invoque Allah pour lui. Il dit alors : « Ö Seigneur ! Augmente et béni sa richesse et ses enfants »

 

Umm Hudhayfa demanda à son fils Hudhayfa Ibn Al-Yaman : Quand dois-tu le voir ? Elle voulait dire le prophète (salallahu ’alayhi wasalam). Je lui dis : je ne l’ai pas vu depuis, tant et tant. Elle n’a cessé de me le reprocher, et je lui a dit : laisse-moi, j’irai prier avec le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) la prière du maghrib et je lui demanderai qu’il demande pardon pour toi et moi. Je suis allé voir le prophète (salallahu ’alayhi wasalam), j’ai prié avec lui le maghrib, il s’est en allé et je l’ai suivi. Il entendit ma voix et dit : Qui est là ? Hudhayfa. Je dis : oui, c’est moi. Il dit : « Que désires-tu, qu’Allah te pardonne ainsi qu’à ta mère ? Il dit : Cet ange n’était jamais descendu sur terre avant cette nuit, il a demandé la permission à Allah de me saluer et m’a annoncé que Fatima est la princesse des femmes du paradis » (At-Tirmidhi)

 

Les parents doivent faire beaucoup d’efforts dans l’éducation de leurs et enfants, et la guidée reste entre les mains d’Allah. L’homme ne peut se guider lui-même, comment le pourrait-il pour quelqu’un d’autre. A l’exemple de Nuh, un des prophètes d’Allah qui n’a pu guider son fils, il l’incitait pourtant à être avec eux et pas vec les mécréannts, comme Allah dit : « Et Nuh appela son fils, qui était resté en un lieu écarté (non loin de l’arche) : “ô mon enfant, monte avec nous et ne reste pas avec les mécréants”. Il répondit : “Je vais me réfugier sur un mont qui me protégera de l’eau”. Et Noé lui dit : “Il n’y a aujourd’hui aucun protecteur contre l’ordre d’Allah. (Tous périront) sauf celui à qui Il fait miséricorde”. Et les vagues s’interposèrent entre eux, et le fils fut du nombre des noyés » (Hud 42-43)

 

De même qu’Ibrahim qui exhortait son père à laisser le polythéisme, comme il est rapporté dans de nombreuses sourates, pourtant il n’a pas suivi les conseils de son fils, et dit au contraire : « Si tu ne cesses pas, je te lapiderai, et éloigne-toi de moi pour un long moment” ». (Maryam 46)

Ainsi que notre prophète, Muhammad qui incitait son oncle Abu Talib à se soumettre, malgré tout il refusa et mourut sur le polythéisme. Et les exemples sont nombreux, y compris parmi les salafs :

 

Shu’ba ibn Al-Hajaj disait : « J’ai eu un fils et je l’ai nommé Sa’d, mais il n’a pas réussit (mâ sa’ada). Je lui disais : va voir Hisham Ad-Dustawa’i. Et il me répondait : je préfère m’amuser avec les pigeons » (Mizan al-‘itidal 2/122)

 

Isma’il ibn Ibrahim ibn Muqasim était un homme pieux, et parmi ses enfants était Ibrahim, c’était un pur jahmi, il disait que le Qur’an était créé.

 

La guidée est donc entre les mains d’Allah, mais il faut mettre en œuvre les causes (de la guidée), et si Allah veut du bien (à cet enfant), il le fera suivre les conseils (de ses parents), et s’Il veut autre chose pour lui, il restera sur sa voie, comme dit le poète : « Si la nature est mauvaise, ni le bon comportement, ni l’éducateur ne seront d’aucune utilité ».

 

Certains enfants sont des épreuves pour leurs parents, c’est pour cela qu’Allah dit : « Ô vous les croyants ! Vous avez en (certains de) vos épouses et vos enfants un ennemi [une tentation]. Prenez-y garde. » (At-Taghabun 14). Dans ce verset « en » (min) signifie : certains.

 

« Ô vous les croyants ! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel d’Allah. Et ceux qui le font sont les perdants » (Al-Munafiqun : 9)

 

L’enfant est une épreuve pour ses parents s’il est la cause de leur éloignement de la religion, parmi les exemples de cela :

 

1_Si le père est musulman et que son enfant tombe malade et qu’il essaie par tous les moyens de le soigner au point d’aller chez les voyants, les devins, ce qui est une mécréance, car ils prétendent connaître l’Invisible, que seul Allah connaît : « Et Allah ne vous a pas fait connaître l’invisible » (Al-‘Imran 179), « Les clés de l’Invisible sont auprès de Lui, personne ne les connaît en dehors de Lui… » (Al-An’am 59). Et il y a beaucoup d’autres preuves. Ainsi, par la cause de son enfant, ce père commettra un acte de polythéisme.

 

2_ D’autres négligent leurs obligations (religieuses) pour pourvoir aux besoins de leurs enfants et les distraire.

 

3_ D’autres installent la télévision chez eux pour distraire leurs enfants, alors que la télévision est haram, pour tout le mal qu’elle comprend : les images, les instruments de musique, le fait de regarder les hommes et les femmes, son adhésion aux principes des ennemis de l’islam, et d’autres maux encore.

 

C’est en cela que l’enfant peut être un ennemi pour ses parents, et il ne leur sera d’aucune utilité le Jour de la résurrection, au contraire, il se sauvera d’eux, comme Allah dit : « le jour où l’homme fuira son frère, sa mère, son père, son épouse et ses enfants, car chacun d’eux, ce jour-là, sera préoccupé pour lui-même » (‘Abasa : 34-37).

 

Et quiconque est éprouvé par un enfant désobéissant, qu’il invoque son Seigneur, comme Allah dit : « Et votre Seigneur dit : invoquez-Moi, Je vous répondrai… » (Al-Ghafir 60). La douceur des parents est restreinte par les limites de la Législation, il n’est donc pas permis d’accomplir un acte illicite pour son enfant.

 

 

Source : Nasihati li nisa p.54-64

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Published by Samir Abou Taymyya Al-Jazairi - dans L'éducation
14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 22:21

 

Shaykh Ibn al 'Uthaymin

 

La femme dans ce monde ne sort pas des situations suivantes

 

 Elle mourra avant de se marier : DIEU -Puissant et Majestueux - la mariera au Paradis avec un homme de ce monde. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a en effet dit : "Il n'y a pas au Paradis de célibataire"

Rapporté par Mouslim et Ahmad

Le Shaykh Ibn al 'Uthaymin a dit : "Si elle ne s'est pas mariée dans ce monde, DIEU le Très-Haut la mariera avec l'homme qui lui plaira au Paradis. Le bonheur du Paradis n'est pas limité aux hommes, mais il concerne également les femmes, et le mariage est un aspects du bonheur.

 

Elle mourra après être répudiée et avant de pouvoir épouser un autre homme : Celle-ci, DIEU la mariera avec un homme parmi ceux de ce monde.

 

Elle était mariée, mais son époux n'est pas entré au Paradis : Celle-ci sera mariée par DIEU à un homme d'entre les gens de ce monde. D'ailleurs beaucoup de femmes qui seront au Paradis n'avaient pas d'époux dans ce monde.

 

Elle mourra après s'être mariée : Au Paradis, elle sera donnée à son époux qui l'a perdue.

 

Elle perdra son époux et elle vivra sans époux jusqu'à sa mort : " Elle sera son épouse au Paradis.

 

Elle perdra son époux et elle épousera après lui un autre homme : "Elle appartiendra au dernier de ses époux, en raison de ce qu'a dit le Prophète (صلى الله عليه و سلم) :"La femme est jointe au dernier de ses époux"

Hadith qualifié d'authentique par Al Albani

 

 

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Published by Samir Abou Taymyya Al-Jazairi - dans Les époux du Paradis
9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 11:20


Cheikh Abdel Mouhsin Ibn Hamed El Abâd El Badr



Les effets du jeûne sont immenses et ses répercussions sont bénéfiques. En effet, il y a dans le jeûne une protection comme a dit le Messager d’Allah  : « le jeûne est une protection. » Rapporté par Boukhâry (n°1894) et par Mouslim (n°1151). Il est une protection contre le feu comme dans l’au-delà et une protection contre les désobéissances.


          En effet, le jeûne affaiblit les envies de l’âme, et sa frénésie est alors freinée. Le jeûne s’interpose entre l’âme et ce qu'elle provoque comme malheureuses situations et comme actes interdits, causés par le goût excessif  des biens et des plaisirs de ce monde. A cause de cela, l’âme s’avance dangereusement sur un terrain dont les répercussions sont à craindre dans la vie d’ici-bas et dans l'au-delà.


         C’est pour cette raison que le Prophète salallahou'alayhi wa salam) a dit : « On arrive au Paradis qu'après avoir affronté toutes sortes de difficultés et on arrive en enfer qu'après avoir assouvi toutes sortes de passions » Rapporté par Boukhari (n°6487) et par Mouslim (n°2822) et cette version est celle de Mouslim.


         Le chemin vers le Paradis nécessite la patience pour ne cesser d'obéir à Allah et la patience pour ne pas commettre les désobéissances. Le chemin vers l’Enfer est garni de désirs et de passions. La personne qui s’éloigne de ses passions n'entrera pas en Enfer. Si elle prend l'initiative d'assouvir ses désirs, ces derniers peuvent l’entraîner vers les actes interdits. Seulement, cela sera un plaisir éphémère, et son dénouement s'achèvera en déception, en regret, en honte et en déshonneur dans la vie d’ici-bas et dans l’au-delà.


         On trouve dans le hadith authentique, rapporté par Boukhâry et Mouslim, d’après Omar Ibn Mas’oud la parole du Messager qui dit : « Ô vous les jeunes ! Que celui qui est en mesure de se marier parmi vous, le fasse ! C’est mieux pour le regard et la protection du sexe. Que celui qui ne peut se marier, jeûne alors, car le jeûne lui servira de protection. ».


         Le Prophète a montré que la personne qui a la capacité de se marier doit s'empresser de le faire pour préserver sa personne et préserver les autres. S’il n’en a pas la capacité, il prendra le remède prophétique que le noble Messager nous a prescrit, qui est le jeûne.


         En effet, le jeûne est une sauvegarde et une protection pour que la personne ne tombe pas dans la désobéissance. La raison est que le jeûne provoque l’affaiblissement de l’âme et l’impossibilité d'accomplir les choses qu'elle effectuait pendant les moments d’aisance où elle mangeait et buvait.


         Ce que nous devons retenir : ce noble conseil prophétique donné par notre honorable Messager incite les jeunes à se marier, s’ils en ont la possibilité et la capacité. S’ils ne peuvent pas, qu'ils freinent alors la frénésie de leurs personnes en jeûnant.


         Quand les riches jeûnent, ils ressentent la souffrance que provoque la faim, ils se rendent compte alors qu’Allah les a privilégiés en les rendant riches. A ce moment précis, ils remercient Allah pour ce privilège.


        De même, les riches se rappelleront par le jeûne qu’ils ont des frères qui souffrent de la faim sans jeûner, parce qu’ils n’ont pas trouvé de quoi couper leur faim. Ceci les incitera à être bons envers les démunis et à dépenser pour les dépourvus et les nécessiteux.


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Published by Samir Abou Taymyya Al-Jazairi - dans Speciale Ramadân
30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 17:04


  SHeikh Ibn ’Uthaymîn - SHeikh Ibn BâZ & SHeikh Al-Albânî 


BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm


L’Imâm SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîn (Rahimahullâh)

La visite des tombes par les femmes est interdite. Car le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) à maudit celle qui visite les tombes ; et la malédiction met fin à la miséricorde, et elle éloigne la personne de la miséricorde d’Allâh. Il n’y a pas de malédiction en une chose, si celle-ci ne fait pas partie des grands péchés, et ceci sont les dires des savants. Tout péché qui mérite malédiction fait partie des grands péchés.

Et en ce qui concernent la visite de la tombe du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) par les femmes, certains savant sont d’avis qu’il n’a pas de mal en cela, car la visite de la tombe du Prophète n’est pas vraiment une réelle visite. Car le tombeau est encerclé de mur, et même si elle se mettait devant, elle ne pourrait pas y accéder, car entre elle et la tombe, comme l’a dit Ibn al-Qayyîm, il y a trois murs qui encercle [la tombe]. Donc entre cette femme et la tombe, il y a le mur qui fait obstacle, et ce n’est donc pas comme celle qui se tienne devant une tombe sans pour que cela, il n’y ai rien qui la sépare de la tombe. C’est pour cette raison que certains savants ont fait exception de cette visite. Ils ont dit que véritablement que cela n’est pas identique car la femme n’est pas en contact avec la tombe. Aussi, il n’y a aucun doute que la précaution est meilleure dans ce cas là, et donc meilleur qu’elle ne visite pas la tombe.

Et nous disons à la femme, que si elle passe le « Sallam » au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam), se « sallam » lui parvient, Et le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Augmenter les prières sur moi, car certes vos prières me parviennent ». Et si elle est loin du tombeaux et qu’elle salue le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) son salue lui parvient, et ceci lui est plus facile, et qu’elle sache que le bien ne lui est pas interdit, et qu’elle a un jardin qu’elle peut visiter, car le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Ce qui se trouve entre ma maison et mon Minbar, est un jardin parmi les jardins du paradis. » Et ceci englobe les hommes et les femmes. »

[...]

Ce que je vois de la visite de la tombe du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) par les femmes, comme tout autre visites [des tombes] est qu’il n’est pas permis à la femme de visiter la tombe du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam), tout comme elle ne lui est permis de visiter les autres tombes, et ceci sur la base du hadîth qui dit : « Le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) a maudit celles qui visitent régulièrement les tombes... ».[1]


 

L’Imâm SHeikh ’Abdel-’Azîz Ibn ’Abdullâh Ibn BâZ (Rahimahullâh)

Il est vrai que la visite des tombes par les femmes n’est pas permise sur la base du hadîth précités [2]. Il est encore rapporté de façon sûre que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a maudit les visiteurs de tombes. Les femmes doivent alors s’abstenir de visiter les tombes. Celle qui a déjà visité une tombe par ignorance n’encourt rien, mais elle ne doit pas recommencer.

Si elle le fait, elle devra procéder au repentir et à la demande de pardon, car le repentir efface ce qui le précède. La visite [des tombes] est exclusivement réservée aux hommes en vertu des propos du Prophète (sallallahu ’ailaykoum wa sallam) : « visitez les tombes, car elles vous rappellent la vie future ». Au début [de l’Islâm], la visite des tombes était interdite aussi bien aux hommes qu’aux femmes parce que les musulmans venaient à peine d’abandonner le culte des morts et de rompre leur attachement à ces derniers.
D’où l’interdiction qui leur fut faite de visiter les tombes pour écarter tout prétexte pouvant entraîner le mal et éliminer toute source de polythéisme.

Quand l’Islâm fut consolidé et que les gens en ont eu une bonne connaissance, Allâh - Ta’âla - a institué la visite aux tombes compte tenu de ce qu’elle inspire en fait de leçons, de rappel de la mort et de la vie future et de prières pour les morts et de sollicitation de la miséricorde à leur profit.

Par la suite, Allâh a interdit aux femmes d’effectuer cette visite selon l’avis le plus juste des deux avis émis par les ’Ulémas. Elles peuvent à leur tour s’infliger une épreuve à cause de la faiblesse de leur capacité d’endurance et de la fréquence de tristesse chez elles. C’est donc pour leur manifester Sa miséricorde et Sa bienfaisance divines qu’Allâh leur a interdit la visite aux tombes. Cette interdiction s’applique dans la mesure où la rencontre de tous [hommes et femmes] auprès des tombes est susceptible de provoquer la tentation. C’est donc par miséricorde qu’Allâh leur a interdit la visite aux tombes.

Quant à la prière pour les morts, il n’y a aucun mal à l’effectuer. La femme peut bien y participer, car l’interdiction se limite à la visite des tombes, selon le plus juste des deux avis émis par les savants à cet égard, compte tenu des hadîth allant dans ce sens. Mais aucune expiation n’est prévue en cas de violation de l’interdiction. Elle doit se contenter du repentir.[3]


 

L’Imâm SHeikh Muhammad Nâcir ul-Dîn al-Albânî (Rahimahullâh)

La visite des tombes est permise pour servir d’avertissement et comme moyen de rappel de l’au-delà, à condition de ne pas y dire ce qui provoque la colère d’Allâh - Subhânahu wa Ta’âla - comme l’invocation auprès de la tombe [pour la personne enterrée], y chercher le secours auprès d’elle en dehors d’Allâh - Subhânahu wa Ta’âla - ou bien la vanter, lui en assurer le paradis [djannah] et toute autre chose s’y rapprochant

[...]

Les femmes sont sur le même pied d’égalité en ce qui concerne les prescriptions de la visite des tombes [...] Il ne leur est cependant pas permis d’en abuser dans la visite des tombes, ni de les fréquenter régulièrement, parce que cela peut les amener à enfreindre la loi divine, comme le fait de crier, l’exhibition, le fait de faire des tombes des lieux de promenade et de perdre son temps dans les paroles futiles comme l’on y assiste aujourd’hui dans certains pays musulmans. Cela est - Inshâ-Allâh - le sens du hadîth connu :

« Le Messager a maudit [selon une autre version du hadîth : Allâh a maudit] celles qui visitent régulièrement les tombes. » [4]

[...]

Al-Qourtubî (rahimahullâh) a dit : « La malédiction citée dans ce hadîth s’adresse à celles qui exagèrent dans la visite, comme l’implique la forme extrême. La raison en est peut-être ce à quoi cela amène en tant que délaissement du droit de l’époux et exhibition, ainsi que les cris et autres qui apparaissent.

On peut dire aussi si l’on est à l’abri de tout cela, il n’y a pas d’empêchement au fait de le leur autorisé, parce que les hommes ainsi que les femmes ont besoin de se rappeler la mort. [5]

 

 

 

Notes

[1] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn Uthaymîn, Vol-17 p.315-317

[2] C.a.d, le hadîth où le Prophète interdit que les femmes visites les tombes

[3] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, Vol-9 p.282

[4] Rapporté par at-Tirmidhî, Ibn Mâdja, Ibn Hibbân et d’autres.

[5] Kitâb « Ahkâm ul-Djanâ-îz wa Bida’uhâ » du SHeikh al-Albânî, p.227-235-238

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Published by Samir Abou Taymyya Al-Jazairi - dans La visite des tombes
23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 00:00


A l'arrivée de l'Islam, toutes les communautés de la terre méprisaient la femme et la lésaient dans son droit ; ce qu'elle pouvait obtenir de mieux c'était la reconnaissance de son origine humaine ; qu'en était-il donc de la reconnaissance de sa dignité et de son égalité avec les hommes dans les droits et les devoirs !? Chez le Grecs, elle était un objet de divertissement et de plaisir. Cela est exprimé dans cette citation de Démosthène : « Nous utilisons les prostituées pour le plaisir, les amantes pour notre soin corporel quotidien et les épouses pour avoir des enfants légitimes »


Chez les Romains, le père et l'époux avaient le droit de la vendre à qui ils voulaient.


Quant aux Arabes, le fils de l'époux avait le droit de la prendre en héritage au même titre que les biens et les bêtes de son père ! Ceci bien entendu, dans le cas où Allah la protégeait d'être enterrée vivante à sa naissance.


Il en est de même du reste des communautés, qu'il s'agisse des Perses, des Indiens…


Tout se passait sans que la femme n'accomplisse de révolutions ou de revendications par rapport à cet état de choses, et sans qu'il y ait de mutations sociales ou économiques qui imposent quelque chose de ce genre.


Jusqu'à ce qu'arrive l'Islam pour reconnaître son égalité à l'homme et lui restituer la totalité de ses droits afin de la délivrer de cette situation désastreuse et déshonorante et la mener a des horizons sublimes. Comment cela s'est-il passé ?



L'égalité entre l'homme et la femme dans l'Islam :


L'Islam a prescrit le principe de l'égalité des deux sexes dans tous les domaines dans lesquels ils sont égaux en tant qu'êtres humains ; il a fait une distinction entre les deux à certains endroits en raison des considérations particulières dans lesquelles il tient compte de l'origine de leur création, des capacités de chacun des deux et de sa nature. Nous nous proposons d'évoquer dans les lignes suivantes, les domaines de l'égalité :



•  L'égalité sur l'origine de la création


L'Islam a établi de manière certaine l'unité de l'origine du genre humain et cela dans plusieurs versets du Qur'an : ( Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes ) (sourate An-Nissâ, verset 1) ; ( Ô hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux ) (sourate Al Hujurat, verset 13)


•  L'égalité de la destinée


De même, l'Islam a déclaré que tous les êtres humains retourneront vers Allah qui les a créés pour la première fois et chacun d'eux, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme y rencontrera la rétribution de son œuvre de la vie présente. S'il a fait du bien il aura une bonne récompense et s'il a mal œuvré, il aura une mauvaise récompense : ( Et au Jour de la Résurrection, chacun d'eux se rendra seul auprès de Lui ) (sourate Maryam, verset 95) ; ( Et qu'aucune [âme] ne portera le fardeau (le péché) d'autrui, et qu'en vérité, l'homme n'obtient que [le fruit] de ses efforts ; et que son effort, en vérité, lui sera présenté (le jour du Jugement) ) (sourate An-Najm, versets 38-40) ( Leur Seigneur les a alors exaucés (disant) : “ En vérité, Je ne laisse pas perdre le bien que quiconque parmi vous a fait, homme ou femme, car vous êtes les uns des autres ) (sourate Al Imran, verset 195) ; ( Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions ) (sourate An-Nahl, verset 97)



•  L'égalité dans la réceptivité du message religieux


Les messages d'Allah à l'intention de l'humanité sont adressés indifféremment à l'homme et à la femme. La personnalité de la femme est complètement autonome par rapport à l'homme. La foi en Allah, en Ses Messagers, en Ses Livres, au Jour Dernier est requise de la femme. De même, toutes les obligations religieuses lui sont adressées sans médiation ou tutelle de quiconque. Elle est entièrement responsable dans tout cela.


( Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d'aumônes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent d'Allah et invocatrices : Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense ) (sourate Al Ahzâb, verset 35) ; ( Allah a cité en parabole pour ceux qui ont mécru la femme de Noé et la femme de Lot. Elles étaient sous l'autorité de deux vertueux de Nos serviteurs. Toutes deux les trahirent et ils ne furent d'aucune aide pour [ces deux femmes] vis-à-vis d'Allah. Et il [leur] fut dit : “Entrez au Feu toutes les deux, avec ceux qui y entrent” ) (sourate At-Tahrim, verset 10)


( Et Allah a cité en parabole pour ceux qui croient, la femme de Pharaon, quand elle dit “Seigneur, construis-moi auprès de Toi une maison dans le Paradis, et sauve-moi de Pharaon et de son œuvre ; et sauve-moi des gens injustes” ) (sourate At-Tahrim, verset 11)


Le Messager d'Allah –paix et bénédictions d'Allah sur lui- dit à sa fille Fatima –qu'Allah soit satisfait d'elle- : « Ô Fatima, je ne te profiterai point devant Allah »



•  L'égalité devant la justice


La femme a également son inviolabilité juridique et a le droit d'engager une poursuite judiciaire si elle subit une injustice : ( Ô les croyants ! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Allah l'ordonne, fût-ce contre vous-mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Qu'il s'agisse d'un riche ou d'un besogneux, Allah a priorité sur eux deux (et Il est plus connaisseur de leur intérêt que vous) ) (sourate An-Nissâ, verset 135).


Nombreuses sont les femmes qui venaient auprès du Messager d'Allah –paix et bénédictions d'Allah sur lui- se plaindre de l'injustice qu'elles subissaient de la part de certains de leurs proches parents et il leur faisait justice et les délivrait de ces iniquités. Il y a parmi elles, cette femme que son frère empêcha de se marier avec celui qu'elle désirait ; elle vint se plaindre auprès du Messager –paix et bénédictions d'Allah sur lui- et cette parole d'Allah –l'Exalté- fut alors révélée : ( Alors ne les empêchez pas de renouer avec leurs époux, s'ils s'agréent l'un l'autre, et conformément à la bienséance ) (sourate Al Baqara, verset 232)


Il y a aussi le cas de celle que son père donna en mariage par contrainte ; le Messager –paix et bénédictions d'Allah sur lui- rejeta son mariage.


Et cette jeune fille qui fut mariée par son père à un homme qu'elle détestait, vint se plaindre auprès du Messager –paix et bénédictions d'Allah sur lui- qui lui proposa de choisir entre rester avec cet homme ou se séparer de lui ; aussi, elle dit : (J'accepte ce qu'a fait mon père, toutefois, j'ai voulu que les femmes sachent que les pères n'ont aucune part dans l'ordre)


Une autre vint trouver le Messager –paix et bénédictions d'Allah sur lui- alors que l'oncle paternel de ses deux filles avait privé ces dernières de l'héritage laissé par leur père. Aussi, cette parole d'Allah fut révélée : ( S'il n'y a que des filles, même plus de deux, à elles alors deux tiers de ce que le défunt laisse ) (sourate An-Nissâ, verset 11)


Les exemples sont nombreux dans ce chapitre.


•  L'égalité au sein de la famille entre les droits de la femme et ses devoirs :


L'Islam a proclamé l'égalité entre les droits et les devoirs familiaux de la femme. Allah –l'Exalté- dit : ( Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance ) (sourate Al Baqara, verset 228).


Il a aussi proclamé son droit d'être consultée au sein de la famille au sujet des enfants, de leur éducation, etc. Allah –l'Exalté- dit au sujet du sevrage de l'enfant : ( Et si, après s'être consultés, tous deux tombent d'accord pour décider le sevrage, nul grief a leur faire ) (sourate Al Baqara, verset 233) ; ( Et concertez-vous [à ce sujet] de façon convenable ) (sourate At-Talaq, verset 6) ; c'est-à-dire que chacun des époux doit, de façon convenable, demander l'avis de l'autre au sujet des affaires de la famille (allaitement des enfants, leur éducation…)



Les droits de la femme dans l'Islam



Il convient de noter que dans l'Islam, les droits de l'homme de façon générale sont des obligations et non de simples droits. Autrement dit, il incombe à l'homme de préserver ces droits et de fournir des efforts pour les recouvrer lorsqu'ils sont bafoués. De même, il incombe à la société de les octroyer totalement aux individus. L'Islam a donc accordé à la femme tous les droits de l'être humain, qu'il s'agisse des droits intellectuels, religieux, sociaux, économiques ou politiques.



•  Les droits intellectuels et religieux de la femme


L'Islam a garanti à l'être humain, qu'il s'agisse de l'homme ou de la femme, le droit de penser et le droit de croire ; bien mieux, il a considéré la pensée et la méditation comme une obligation incombant à l'être humain. Aussi, les versets sont nombreux à exhorter l'homme à la méditation et à la pensée sur les phénomènes du cosmos et de la vie ; Allah –l'Exalté- dit : ( N'ont-ils pas médité sur le royaume des cieux et de la terre, et toute chose qu'Allah a créée ) (sourate Al A'raf, verset 185) ; ( Dis : “Regardez ce qui est dans les cieux et sur la terre” ) (sourate Yunus, verset 101) ; ( Dis : “Parcourez la terre et voyez comment Il a commencé la création ) (sourate Al Ankabut, verset 20) ; ( Dis : “Je vous exhorte seulement à une chose : que pour Allah vous vous leviez, par deux ou isolément, et qu'ensuite vous réfléchissiez. Votre compagnon (Muhammad) n'est nullement possédé ) (sourate Saba, verset 46)


Quant au droit à la croyance, l'Islam l'a garanti à l'être humain et a interdit de contraindre une personne à changer de conviction : ( Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s'est distingué de l'égarement ) (sourate Al Baqara, verset 256) ; ( Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? ) (sourate Yunus, verset 99) ; ( Eh bien, rappelle ! Tu n'es qu'un rappeleur ; et tu n'es pas un dominateur sur eux ) (sourate Al Gâchiya, versets 21-22). D'autre part, le Qur'an a mis en garde ceux qui font subir des épreuves aux musulmans et aux musulmanes à cause de leur croyance : ( Ceux qui font subir des épreuves aux croyants et aux croyantes, puis ne se repentent pas, auront le châtiment de l'Enfer et le supplice du feu ) (sourate Al Buruj, verset 10)


De tous ces versets, se manifeste l'autonomie de la personnalité religieuse de la femme ; on y retient également que personne ne lui impose sa croyance, que c'est plutôt elle-même qui choisit librement sa croyance.


( Ô vous qui avez cru ! Quand les croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez-les ; Allah connaît mieux leur foi ; si vous constatez qu'elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants ) (sourate Al Mumtahana, verset 10) ; ( Ô Prophète ! Quand les croyantes viennent te prêter serment d'allégeance, [et en jurent] qu'elles n'associeront rien à Allah, qu'elles ne voleront pas, qu'elles ne se livreront pas à l'adultère, qu'elles ne tueront pas leurs propres enfants, qu'elles ne commettront aucune infamie ni avec leurs mains ni avec leurs pieds et qu'elles ne désobéiront pas en ce qui est convenable, alors reçois leur serment d'allégeance, et implore d'Allah le pardon pour elles ) (sourate Al Mumtahana, verset 12) ; ( Ô femmes du Prophète ! Celle d'entre vous qui commettra une turpitude prouvée, le châtiment lui sera doublé par deux fois ! Et ceci est facile pour Allah. Et celle d'entre vous qui est entièrement soumise à Allah et à Son messager et qui fait le bien, Nous lui accorderons deux fois sa récompense ) (sourate Al Ahzab, versets 30-31)


Lorsque l'Islam fut révélée, la femme l'embrassa et émigra, malgré la mécréance de l'époux, du père et de tous les proches parents hommes. Pour illustrer cela, prenons le cas de Oummou Habiba la fille de Abû Soufyan, elle embrassa l'Islam et émigra alors que son père était à cette époque parmi les leaders de la mécréance, son mari renia la foi et elle se maintint dans l'Islam. Il y a aussi le cas de Fatima la fille de Al Khattâb, elle embrassa l'Islam avant son frère Oumar ibn Al Khattâb et c'est elle qui fut la cause de la conversion de ce dernier grâce au défi et à la bravade qu'elle lui opposa lorsqu'il apprit la nouvelle de son islamisation et voulut éprouver sa foi. Il y a également Oummou Koultsoum, la fille de Ouqba ibn Abî Mouît, elle embrassa l'Islam et émigra malgré que tous les membres de sa famille fussent des polythéistes.


Il y a aussi le cas de ces nombreuses femmes qui étaient la cause de la conversion de leurs époux telles que Oummou Soulaim, la femme de Abû Talha Al Ansary, Oummou Hakîm fille de Hizâm, la femme de Ikrima ibn Abî Jahl et bien d'autres. 

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Published by Samir Abou Taymyya Al-Jazairi - dans La femme avant l'islam
12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 02:24

 

" Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font "

 


"Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, Ô croyants, afin que vous récoltiez le succès."

(La Lumière: 30-31)


 "Et quant aux femmes atteintes par la ménopause qui n'espèrent plus le mariage, nul reproche à elles d'enlever leurs vêtements de [sortie], sans cependant exhiber leurs atours et si elle cherchent la chasteté c'est mieux pour elles. Allah est Audient et Omniscient. "

(La Lumière: 60)



" Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l'Islam (Jahiliyah). Accomplissez le Salat, acquittez la Zakat et obéissez à Allah et à Son messager. Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison [du prophète]! et vous purifier pleinement ."

(Les Coalisés: 33)



" Ô vous qui croyez! N'entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu'invitation ne vous soit faite à un repas, sans être là à attendre sa cuisson. Mais lorsqu'on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer. Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous (congédier), alors qu'Allah ne se gêne pas de la vérité. Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau: c'est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs; vous ne devez pas faire de la peine au Messager d'Allah, ni jamais vous marier avec ses épouses après lui; ce serait, auprès d'Allah, un énorme pêché "

(Les Coalisés: 53)



" O Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des Croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles (Jalabibihinna): elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. ALLAH est Pardonneur et Miséricordieux "

(Les Coalisés: 59)

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Published by Samir Abou Taymyya Al-Jazairi - dans Les vêtements de la femme
11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 19:05


La pudeur est un caractère de l’âme qui pousse l’individu à faire ce qui élève et embellit et qui pousse à abandonner ce qui rabaisse et enlaidit. En effet, la pudeur, c’est ce sentiment qui rend honteux devant les gens, lorsque l’on fait quelque chose contraire à la bonne conduite. Mais c’est aussi le sentiment qui rend honteux devant Allah, lorsqu’on délaisse une obligation. Et c’est encore le même sentiment qui rend honteux devant les gens, lorsqu’on délaisse ce qu’il conviendrait de faire.

 

 

La pudeur fait partie de la foi.

D’ailleurs, le Prophète-prières et bénédiction d'Allah sur lui-a dit :
«
La foi comporte soixante et quelques branches…. La pudeur fait partie de la foi ».[1]

Dans ce Hadith, le Prophète-prières et bénédiction d'Allah sur lui-montre que la foi comporte de nombreuses branches et que la pudeur, qu’elle soit envers Allah ou envers les créatures, en fait partie.

La pudeur envers Allah, c’est ce qui oblige le serviteur à obéir à Allah et à s’écarter des interdits d’Allah. Et la pudeur envers les créatures, c’est ce qui oblige le serviteur à agir avec une grandeur d’âme, et à faire ce qui l’embellit et ce qui le rend aimable auprès des gens. Et c’est cette même pudeur qui le poussera à éviter ce qui le rend détestable auprès des gens. Donc, la pudeur sous toutes ses formes fait partie de la foi.

Quand une personne a de la pudeur, on se rend compte qu’elle marche posément : ni d’une manière trop pressée, ni d’une manière trop lente. Dans le même sens, lorsqu’elle parle, on s’aperçoit que cette personne ne parle que pour dire le bien et le bon, avec la manière et le style le plus élevé qu’elle connaisse. Par contre, si l’individu n’a pas de pudeur, alors il est amené à faire ce qu’il veut. Comme il a été rapporté dans un Hadith authentique :
«
Parmi les paroles prophétiques que les gens ont saisies, il y a : Si tu n’as pas de pudeur, fais ce que tu veux ».[2]

Et le Prophète-prières et bénédiction d'Allah sur lui-avait plus de pudeur qu’une vierge dans sa chambre [3].

« …La vierge… » c’est la femme qui n’est pas mariée, et généralement, elle est pudique. « …dans sa chambre… » et plus particulièrement le soir de la nuit de noce, car effectivement sa pudeur atteint le summum ce soir-[4].
Donc, le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- était plus pudique que la vierge dans sa chambre, cependant, il n’avait pas honte de dire la vérité, il déclarait la vérité et ne se souciait de personne.

Bien sûr, il n’en profitait pas pour négliger les droits des autres car le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- était la personne la plus pudique. Et c’est ainsi qu’il convient d’être : être pudique et ne pas s’agiter inutilement, ne pas faire ce qui ferait rougir de honte, ne pas faire ce qui serait critiquable.

 

La pudeur et la science

La pudeur ne doit pas empêcher l’individu de poser des questions concernant ses devoirs dans la religion. Car le fait de délaisser les questions concernant ses devoirs dans la religion ne fait pas partie de la pudeur, mais c’est plutôt une faiblesse, une défaillance, car Allah n’a pas honte de dire la vérité. Aicha (qu’Allah l’agrée) a dit :


«
Quelles excellentes femmes que les femmes des Ansars, la pudeur ne les empêchait pas de comprendre leur religion ».[5]


C’est pourquoi, la pudeur qui empêcherait d’apprendre les devoirs dans sa religion serait blâmable. D’ailleurs, il n’est pas convenable qu’on appelle un tel comportement de la pudeur, mais on dira plutôt que c’est de la faiblesse et de la lâcheté. Et ceci vient de chaytan, alors demande dans ta religion et n’aie pas honte !


Mais pour ce qui est des questions qui ne concernent pas les obligations dans la religion, la pudeur est meilleure que l’absence de pudeur. Comme il a été rapporté :



«
Parmi les paroles prophétiques que les gens ont saisies, il y a : Si tu n’as pas de pudeur, fais ce que tu veux ».


Ô mon frère, Ô ma sœur ! A toi d’agir avec pudeur et à toi aussi de te comporter de la meilleure façon, celle qui te permettra d’être apprécié(e) auprès d’Allah puis auprès des gens.





Explication des Jardins des Vertueux,

par le Cheikh Mouhammad Salih Al ‘Othaymine.

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Published by Samir Abou Taymyya Al-Jazairi - dans Les femmes en islam
6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 16:33


Ibn Qayyim Al-Jawziyyah


1_ Baisser le regard permet de se conformer aux ordres d’Allah, ce qui constitue l’essence même du bonheur de l’homme. Rien n’est plus bénéfique au serviteur, dans cette vie d’ici bas comme dans l’au-delà, que de se conformer aux ordres de son Seigneur. Aussi, personne n’atteint le bonheur dans ce monde et dans l’au-delà qu’en s’y conformant et personne n’est touché d’un malheur si ce n’est pour les avoir négligés.


2_ Baisser le regard empêche cette flèche empoisonnée (le regard illicite) d’atteindre le cœur, ce qui le conduirait sans doute à sa perte.  


3_ Baisser le regard permet de ressentir une intimité avec Allah et d’amener le cœur à se consacrer entièrement à Lui. Par opposition, poser son regard sur l’illicite disperse l’attention du cœur, le distrait et l’éloigne d’Allah. Et rien n’est plus nuisible à l’homme que de regarder tout ce qui peut être proscrit, dans la mesure où cela provoque chez l’homme un comportement désinvolte envers son Seigneur.


4_ Baisser le regard renforce le cœur et le réjouit. Inversement, le cœur de l’homme s’affaiblit et s’attriste lorsque celui-ci ne contrôle pas son regard.


5_ Baisser le regard illumine le cœur qui, au contraire, s’assombrit lorsqu’on le porte sur l’illicite. C’est pour cette raison qu’Allah a révélé le verset de la lumière à la suite du verset sur le regard, Allah dit : « Dis aux croyants de baisser leur regard et de préserver leur sexe », ensuite Il en a donné les fruits : « Allah est la lumière des cieux et de la terre, Sa lumière est semblable à une niche dans laquelle il y a un flambeau ». C’est-à-dire semblable à Sa lumière dans le cœur du croyant qui a accompli ses obligations et s’est éloigné des interdictions. Et lorsque le cœur s’illumine, il accepte une multitude de bonnes œuvres venant de toute part. Au contraire, lorsqu’il s’assombrit, il laisse place à un déluge de calamités qui l’atteint de tout coté. Donc, tout ce que l’on peut concevoir de blâmable, d’innovations, d’égarements, de suivi des passions, d’éloignement de la guidée et de ce qui conduit au bonheur, et d’occupation vers ce qui mène au malheur, tout ceci, seule la lumière qui se trouve dans le cœur peut le dissiper. Mais si cette lumière s’éteint, l’homme se retrouve alors comme l’aveugle qui cherche son chemin dans l’obscurité de la nuit.


6_ Baisser le regard donne au visage une expression de sincérité qui permet de distinguer le véridique de l’imposteur, le sincère du menteur. Shah ibn Shajâ’ Al-Karamânî disait : « Celui qui affiche son attachement à la sunna et s’astreint à un contrôle de soi permanent, détourne son regard de l’illicite, renonce a ses passions, et a pour habitude de manger des nourritures licites, alors l’expression de son visage ne trompe pas. » Et ainsi était Shah ibn Shajâ’.


7_
Baisser le regard raffermit le cœur et lui donne courage et force. Par sa grâce, Allah réunit en lui deux facultés : Le jugement et de discernement d’une part, et la maîtrise de soi d’autre part. Comme il est dit dans un récit (âthar) : « Iblîs fuit toute personne qui combat ses passions. » Et au contraire le diable suit celui qui est à l’opposé de cela de par le caractère abjecte, servile, méprisable et indigne de son âme. Comme l’a dit Al-Hasan : « Qu’ils avancent au son des sabots d’une mule ou du pas souple d’un cheval, l’humiliation du péché ne quitte jamais leur cœur. Ainsi Allah humilie celui qui Lui désobéit. » Allah veut en cela avilir ceux qui Lui désobéissent. Dans le Coran, la puissance et l’honneur sont liés à l’obéissance d’Allah. L’avilissement et l’humiliation sont liés à Sa désobéissance. Allah dit : « La puissance appartient à Allah, ainsi qu’à Son Messager et aux croyants » La foi se compose de paroles et d’actes; extérieurs et intérieurs. Allah dit : « Celui qui cherche la Puissance, alors la puissance toute entière appartient à Allah, vers Lui monte la bonne parole par la bonne action qui l’élève ». C’est-à-dire que celui qui veut la puissance, qu’il la cherche dans l’obéissance à Allah, le rappel de bonnes paroles, les œuvres pieuses, comme il est rapporté l’invocation de la prière de nuit. « Certes, ne sera pas humilié celui que Tu as protégé, et ne sera pas honoré celui que Tu as pris comme ennemi ». Celui qui obéit à Allah, Allah l’a protégé dans cette obéissance et il en tire honneur en fonction du degré d’obéissance. Et en Lui désobéissant, il s’éloigne de Lui et s’avilit par la même.


8_
Baisser le regard interdit au Diable l’accès au cœur, car il pénètre par le regard (interdit) et parvient cœur plus vite que l’air ne pénètre dans un lieu vide. Le Diable lui représente alors l’image qu’il a vue et l’embellit, il en fait alors une idole à laquelle le cœur est accroché. Puis, il le surveille et l’éprouve en embrasant son cœur avec le feu des désirs qu’il alimente par des pêchés qu’il n’aurait jamais atteint sans ce regard illicite, mais le cœur est d’ores et déjà dans un feu ardent. Chaque souffle ne fait qu’attiser ce feu qui crépite maintenant, il est trop tard, le cœur est encerclé, cerné de toute part. comme une brebis au sein d’un enclos incendié. Ainsi, ceux qui regardaient l’illicite seront châtiés dans leur tombe par un lit de feu sur lequel les âmes seront déposées jusqu'à ce qu’elles soient réintroduites dans leurs corps (au Jour de la Résurrection). C’est ce qui fut montré en songe au prophète (salallahu’ alayhi wasalam) d’après un hadith authentique.


9_
Baisser le regard libère le cœur afin qu’il puisse méditer sur ce qui lui est bénéfique, et s’y consacrer. Au contraire, regarder l’illicite détourne le cœur, comme si cela s’immisçait entre l’homme et son cœur. Ses pensées le perdent et il suit ses passions en oubliant le rappel de son Seigneur. Allah dit : « Et ne suis pas celui que nous avons rendu insouciant à Notre rappel, qui suit ses passions et dont le comportement est outrancier ». Le regard illicite est la cause de ces trois maux.         


10-
L’œil et le cœur sont liés, l’un est occupé par ce qui occupe l’autre. Le cœur n’est pur que par la pureté du regard et l’œil n’est pur que par la pureté du cœur. De même, le cœur se corrompt par la corruption du regard, et l’œil, par celle du cœur. Donc, si l’œil se corrompt, il entraînera le cœur. Il deviendra alors comme une poubelle dans laquelle se mêleront impuretés, souillures et saletés. Un tel cœur n’est pas en mesure d’acquérir la connaissance d’Allah, il n’est apte ni à L’aimer ni à revenir vers Lui. Comment ce cœur pourrait-il ressentir une intimité avec son Seigneur et goûter au plaisir de se rapprocher de Lui, alors qu’il contient tout ce qui y est contraire.


Extrait de son livre : La maladie et son remède

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Published by Samir Abou Taymyya Al-Jazairi - dans 10 conseils